Neirynck Jacques · Nationalrat · 2001-10-01
Neirynck Jacques · Nationalrat · Waadt · Christlichdemokratische Fraktion · 2001-10-01
Wortprotokoll
Je voudrais apporter trois remarques aux interventions de MM. Pfister Theophil et Wandfluh.
Premièrement, je regrette vraiment que l'un comme l'autre ait trouvé intéressant d'opposer les intérêts des différents réseaux de formation. Ce que l'on enlève à l'un ne doit pas être enlevé à l'autre. J'ai d'ailleurs précisé cela dans mon rapport et Mme Dreifuss, conseillère fédérale, va certainement se prononcer à ce sujet-là.
Secondement, je tombe d'accord avec eux sur un point. Nous sommes loin d'un optimum au point de vue de la coordination entre les établissements universitaires et les EPF. Le hasard a voulu que ce matin j'assiste à la cérémonie par laquelle les sections de chimie de l'Université de Lausanne et de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne fusionnent. C'est précisément ce genre d'organisation qui va nous permettre d'économiser de l'argent. Mais le recteur de l'Université de Lausanne a fait remarquer à cette occasion-là que c'est bien parce qu'il y avait une volonté forte des recteurs des Universités de Genève et de Lausanne et du président de l'EPFL que cette opération a réussi. Ils ont été obligés d'obtenir des votes positifs de 13 instances consécutives, y compris un appel au peuple vaudois. Alors, ce n'est pas la [PAGE 1299] faute des enseignants et des enseignés que le système fédéraliste cantons/Confédération soit aussi compliqué, et nous n'avons pas à en subir les conséquences.
Enfin, dernier point, si nous insistons pour que ce soit une motion, c'est parce que si nous laissons quelque latitude que ce soit à la Confédération, elle continuera à faire ce qu'elle a fait. Je le répète: nous ne demandons pas des crédits supplémentaires, nous demandons que l'on restaure la situation qui existait il y a dix ans. Dans aucune des interventions de MM. Wandfluh ou Pfister, je n'ai vu cet argument-là remis en cause. Ils se sont placés sur un terrain où ils faisaient mine de croire que nous demandions des crédits supplémentaires. Nous demandons simplement de restaurer une situation saine.
Je voudrais peut-être vous dire ce que ce n'est pas, une situation saine: à l'Université de Saint-Gall, actuellement, les étudiants de première année ne disposent pas d'un auditoire où tout le monde peut s'asseoir. Ceux qui ne trouvent pas de place n'ont pas le droit de suivre les cours. Le rapport est actuellement le suivant: il y a assez de place pour la moitié des étudiants! Ce sont des situations que l'on s'attend à trouver en France et en Italie, ce ne sont pas des situations que l'on s'attend à trouver en Suisse.
Si vous avez quelque respect pour le pays que vous prétendez défendre, vous accepterez de contraindre le Conseil fédéral à dépenser l'argent qu'il convient.