Lexipedia

Darbellay Christophe · Nationalrat · 2011-04-14

Darbellay Christophe · Nationalrat · Wallis · Fraktion CVP/EVP/glp · 2011-04-14

Wortprotokoll

Il faut d'abord rappeler le contexte dans lequel nous avions renoncé à des subventions en faveur de l'exportation de bétail. Il s'agissait du débat sur la Politique agricole 2011. On nous a alors certifié que la conclusion d'un accord de l'OMC qui aurait conduit à la suppression pure et simple des subventions à [PAGE 744] l'exportation était éminente. Aujourd'hui, ce n'est toujours pas le cas, et la conclusion d'un tel accord n'est toujours pas en vue. Par conséquent, la protection à la frontière demeure mais pas les subventions à l'exportation, comme nous l'avions décidé à l'époque.

Le bétail de boucherie et le bétail d'élevage sont deux fois plus chers en Suisse que dans les pays qui nous entourent. Par conséquent, nous n'avons strictement aucune chance d'exporter du bétail d'élevage à l'étranger. La statistique est des plus limpides: nous exportions environ 5000 à 5700 têtes de bétail à l'étranger; ce chiffre est tombé à un niveau extrêmement bas, de l'ordre de 500 bêtes par année. La demande reste forte pour le bétail suisse en Italie, en Europe, en Europe de l'Est de plus en plus. Par conséquent, la disparition des subventions en faveur de l'exportation nous fait perdre beaucoup de clients. Ainsi, les Italiens préfèrent acheter le bétail en Hollande ou en Allemagne du Nord. Il s'agit ici uniquement de bétail d'élevage, de jeunes vaches ou de génisses.

La Suisse reste un pays extraordinaire pour l'élevage du bétail. Nos éleveurs - et cela fait aussi notre fierté - sont aussi parmi les meilleurs du monde. Il s'agit ici de donner à l'agriculture, et en particulier à l'agriculture de montagne, un bol d'oxygène. Il s'agit aussi de dire que le bétail de très haut niveau, parmi les meilleures bêtes du monde, peut s'exporter sans subventions. Mais lorsqu'il s'agit de bêtes normales, de bétail moyen dira-t-on, il est impossible d'exporter à des prix pareils. Et cette situation est évidemment rendue plus aiguë encore par un cours du franc suisse très élevé. Aujourd'hui, une vache coûte 2800 à 3000 francs en Suisse; en Europe, elle coûte 1800 à 2000 francs. Par conséquent, il faut trouver ici une solution. Cela permettra aussi, en réintroduisant les subventions à l'exportation, pour un montant relativement modeste, d'avoir un effet collatéral très positif sur le marché du lait, dont vous savez qu'il connaît des difficultés actuellement.

Il s'agit aussi de donner un signe à l'agriculture de montagne. La saison essentielle pour l'exportation de bétail reste l'automne, au moment où les bêtes descendent de l'alpage. Et nous pourrions, avec un montant modeste, compensé dans le budget destiné à l'agriculture, conserver et garantir nos marchés, ne pas perdre nos clients et prendre une mesure en faveur de l'agriculture de montagne.

Je vous invite, comme la majorité du groupe PDC/PEV/PVL, à suivre la majorité, c'est-à-dire à entrer en matière sur ces projets.