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Darbellay Christophe · Nationalrat · 2012-06-04

Darbellay Christophe · Nationalrat · Wallis · Fraktion CVP-EVP · 2012-06-04

Wortprotokoll

A l'article 9 alinéa 2 lettres b et c, la commission a effectué deux votes et la majorité vous propose de maintenir la variante du Conseil national; elle refuse donc les durcissements de sanctions qui émanent du Conseil des Etats. Une minorité Pardini propose au contraire de suivre le Conseil des Etats. A l'article 9 alinéa 2 lettre b, la commission a pris sa décision par 15 voix contre 8; à la lettre c, par 17 voix contre 6 et 1 abstention.

Cet article porte donc sur les sanctions. En cas de non-paiement des amendes entrées en force, une entreprise ou une personne peuvent se voir interdire d'offrir leurs services. Le Conseil des Etats souhaite y ajouter comme motif d'interdiction le non-paiement des sanctions administratives. La majorité de la commission considère que cette sanction supplémentaire est inutile et pourrait même avoir des conséquences non souhaitées pour des entreprises suisses, ce qui n'est pas l'objectif de cette mesure et serait à l'évidence totalement disproportionné.

A la lettre c, le Conseil des Etats veut accroître la sanction administrative maximale de 5000 francs en ajoutant une nouvelle notion: il parle d'un montant "correspondant à au moins 10 pour cent du volume financier" global.

Je vous rappelle que notre Conseil avait rejeté une proposition Romano qui visait à doubler la sanction administrative maximale en raison du conflit potentiel entre cette disposition et les dispositions pénales du droit administratif qui prévoient une sanction maximale de 5000 francs. Le but était d'éviter un conflit entre deux réglementations sachant que le droit administratif prime.

En plus du problème juridique, la majorité de la commission doute de l'applicabilité d'une règle qu'elle a jugée confuse. Le Conseil des Etats visait à augmenter la sanction, à la durcir. Mais, dans le fond, cette mesure pourrait même aller à fins contraires puisque, comme le plafond de 5000 francs au maximum demeure, c'est seulement le minimum qui aurait été relevé avec ces fameux 10 pour cent. En effet, si vous avez un 10 pour cent qui dépasse les 5000 francs, de toute manière vous ne pouvez pas appliquer une pénalité supplémentaire. L'intention certes était louable, mais la mesure ne parvenait pas à atteindre le but recherché. Imaginez que vous ayez exactement la même faute commise par une entreprise, et que, en fonction du volume global du mandat qu'elle a obtenu, elle ait une pénalité très importante ou une pénalité moyennement ou faiblement importante. Ce ne serait évidemment pas défendable.

Bei Artikel 9 Absatz 2 Buchstaben b und c haben wir zwei Abstimmungen durchgeführt. Die Kommissionsmehrheit beantragt Festhalten am Beschluss des Nationalrates. Die Minderheit Pardini beantragt, dem Ständerat zu folgen. Es geht hier um Sanktionen. Bei Buchstabe b haben wir unseren Beschluss mit 15 zu 8 Stimmen gefasst, bei Buchstabe c mit 17 zu 6 Stimmen bei 1 Enthaltung.

Bei Buchstabe b dürften gemäss Minderheit die Unternehmungen oder die betroffenen Personen bei Vorliegen von Verwaltungssanktionen ihre Dienstleistungen in der Schweiz nicht mehr anbieten. Die Mehrheit der Kommission erachtet diese Massnahme als überflüssig. Im schlimmsten Fall könnte diese Massnahme noch Einfluss auf schweizerische Unternehmungen haben. Das war nie das Ziel dieser Gesetzgebung und wäre absolut unverhältnismässig.

Bei Buchstabe c erachtet der Ständerat die Höhe der Verwaltungssanktion, die gemäss Verwaltungsstrafrecht auf 5000 Franken festgelegt ist, als zu tief. Der Ständerat möchte sie anheben, sodass man 10 Prozent des Auftragsvolumens als Sanktionsminimum vorsieht. Dieses Problem wurde in der nationalrätlichen Beratung das letzte Mal anlässlich des Einzelantrages von Marco Romano behandelt. Wir haben diesen Antrag abgelehnt. Er hatte eine Verdoppelung der Maximalstrafe vorgesehen. Es hätte einen Konflikt zwischen dem Verwaltungsstrafrecht und dieser vorliegenden Gesetzgebung gegeben. Die Mehrheit der Kommission hat auf die rechtlichen Probleme und die Umsetzungsprobleme einer solchen Sanktion hingewiesen.

Tatsächlich wollte der Ständerat die Maximalstrafe anheben. Er hebt aber nur die Mindeststrafe an, da dort nachher 10 Prozent des Auftragsvolumens gelten; die maximale Strafe von 5000 Franken wäre nach wie vor gemäss Verwaltungsstrafrecht gültig. Das gäbe einen Konflikt. Man kann sich doch nicht vorstellen, wie Nationalrat Noser gesagt hat, dass für das gleiche Vergehen - einmal, weil ein grosses [PAGE 875] Auftragsvolumen vorhanden ist, und einmal, weil ein geringes Auftragsvolumen vorhanden ist - total andere Strafen festgelegt werden. Das wäre natürlich in der Praxis nicht machbar.

Ich beantrage namens der grossen Mehrheit der Kommission, hier wirklich am nationalrätlichen Beschluss festzuhalten.