Tornare Manuel · Nationalrat · 2014-06-05
Tornare Manuel · Nationalrat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion · 2014-06-05
Wortprotokoll
Tout d'abord, merci, Monsieur le président de la Confédération: Ich bin Genfer, ich bin Schweizer.
En ce qui concerne ma motion, je fais plusieurs constats. De plus en plus, sur cette planète, certains pays présentent des dangers: on ne va pas à Tombouctou, à Java ou à Louxor comme on y allait autrefois. Aujourd'hui, on prend souvent des risques en allant dans ces endroits.
Un autre constat est qu'il y a beaucoup de touristes suisses adeptes du tourisme de l'extrême qui prennent des risques inconsidérés. Et, lorsqu'ils sont pris en otages, cela coûte au contribuable. On ne va en effet pas me faire croire que les Etats ne payent pas, ici ou ailleurs, une partie des rançons.
Ma motion visait - je parle au passé, je vous dirai pourquoi - à mettre en garde ces touristes de l'extrême et à les inciter à prendre leurs responsabilités de façon que ce ne soit pas le contribuable qui paye une partie des rançons exigées. J'ai entendu Monsieur Burkhalter, président de la Confédération, dire à propos de la loi sur les Suisses de l'étranger que nous avons adoptée, en particulier au sujet des articles 5 et 6, que cette préoccupation avait été prise en considération. Je lui fais confiance, mais nous resterons vigilants, attentifs. Si [PAGE 932] jamais cela ne se passe pas comme prévu, nous reviendrons à la charge.
C'est la raison pour laquelle, après m'en être entretenu avec des représentants du Département fédéral des affaires étrangères, je retire ma motion, car je suis convaincu que les choses vont dans le bon sens. Cependant, je le répète: nous resterons vigilants et attentifs.