Burkhalter Didier · Bundesrat · 2014-09-15
Burkhalter Didier · Bundesrat · Neuenburg · 2014-09-15
Wortprotokoll
Tout d'abord, je voudrais revenir brièvement sur le débat sur la motion précédente (13.3644). J'avais dit à Messieurs les conseillers nationaux Glättli et Freysinger d'aller se mettre d'accord sur les chiffres autour d'un café. Comme je vois qu'ils ne vont pas boire un café, je fais la médiation - ce qui est une habitude comme chef du Département fédéral des affaires étrangères. Je peux donc leur donner le chiffre sur lequel ils sont en désaccord: à fin mai 2014, il y avait 150 personnes venant du Maroc dans le cadre de la procédure d'asile. 150: c'est le chiffre officiel.
Revenons à la présente motion 13.3792. Pour une fois, le Conseil fédéral considère qu'elle peut être adoptée. Par sa motion, le groupe socialiste nous demande d'oeuvrer en faveur de la création d'une zone exempte d'armes de destruction massive au Moyen-Orient. Quand on lit cela pour la première fois, on se dit que c'est vraiment naïf. Mais c'est en réalité d'autant plus nécessaire que dans cette région on a utilisé des armes chimiques, qu'une situation spéciale sur le plan des armes nucléaires prévaut en Israël, que la situation est difficile et que le risque de prolifération nucléaire existe dans toute la région - assez large d'ailleurs. Ajoutons-y les incertitudes, appelons-les comme cela, dans le cadre du programme nucléaire civil iranien.
Par conséquent, il est nécessaire de soutenir des efforts dans ce sens. Ceux-ci correspondent d'ailleurs à la stratégie de politique étrangère du Conseil fédéral, qui a mis la sécurité internationale au tout premier plan de ses préoccupations depuis trois ans. Pour ce qui est du Moyen-Orient, nous soutenons - du point de vue essentiellement logistique, par le truchement des services de mon département - les efforts d'un facilitateur. Cette personne est en fait un Finlandais chargé de mettre en place autant que possible une conférence en vue de l'établissement d'une telle zone [PAGE 1506] exempte d'armes de destruction massive. Les responsables politiques de la région participent au processus. Celui-ci est soutenu par l'ONU et par les dépositaires du Traité de non-prolifération nucléaire. Ce sont donc des activités de bons offices qui s'inscrivent dans la politique de neutralité de la Suisse.
Nous vous invitons à adopter la motion du groupe socialiste.