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Berberat Didier · Ständerat · 2014-12-01

Berberat Didier · Ständerat · Neuenburg · Sozialdemokratische Fraktion · 2014-12-01

Wortprotokoll

Je ne suis plus membre de la Commission des finances, mais j'ai reçu - comme beaucoup d'entre vous sans doute - une lettre de la part des instances sportives de mon canton, notamment du service cantonal des sports. Je ne vous cacherai pas que je suis pour le moins étonné - et c'est un euphémisme - de l'amateurisme avec lequel l'office a travaillé! Cela me fait penser aux Pieds nickelés, je suis désolé de le dire, parce que l'office a totalement sous-estimé le nombre de bénéficiaires, ce qui fait que tout à coup, à deux mois de la fin de l'exercice 2014 et du début du nouvel exercice 2015, on décide de baisser de 1,30 franc à 80 centimes la subvention versée par heure aux participants et de 70 francs à 50 francs celle versée pour les compétitions sportives de 2015. Ce n'est pas normal, dans [PAGE 1105] la mesure où il existe dans votre pays un principe, qui est celui de la confiance, qui devrait être respecté par tous les partenaires dans ce domaine notamment.

On a donc effectivement deux solutions: soit on vote directement les propositions Stadler Markus et Graber Konrad, soit on laisse à la Commission des finances et à la sous-commission compétente le temps d'obtenir quelques explications complémentaires pour garantir le sérieux des travaux sur le budget. Je ne suis pas opposé à cette proposition. Simplement, je pense qu'il est important de demander clairement au directeur de l'Office fédéral du sport ce qui s'est passé dans son office - et qui n'est pas acceptable à mon avis -, parce que l'erreur est vraiment manifeste.

Mais je ne vous cacherai pas que je suis très favorable à ce que l'on augmente de 12 millions de francs le crédit inscrit à cette position. On peut se rallier pour l'instant à la proposition de la commission, qui consiste à ne pas adhérer à la décision du Conseil national. Pourtant il est clair que dans la prochaine navette, il serait important que l'on puisse augmenter cette somme de 12 millions de francs ou d'un montant qui reste encore à déterminer. Il serait normal en effet que les sociétés sportives, qui ont déjà voté leur budget pour l'année prochaine, puissent compter sur les assurances qui ont été données.

Je peux donc me rallier à la proposition Abate et Schwaller de suivre le Conseil fédéral. Mais, je le dis clairement, lors de la prochaine ronde de l'examen du budget, je voterai une augmentation du crédit, pour que l'on puisse subventionner normalement, comme cela était promis, les sociétés sportives de ce pays.