Langenberger Christiane · Ständerat · 2001-10-04
Langenberger Christiane · Ständerat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2001-10-04
Wortprotokoll
Vous avez peut-être été étonnés de voir dans votre dépliant que la proposition de la Commission de la science, de l'éducation et de la culture de notre hémicycle vous invite à ne pas entrer en matière. Or, vous vous souvenez certainement qu'il y a deux ans environ - et durant ces deux dernières années, on a beaucoup parlé du problème du manque d'informaticiens; on a évoqué des chiffres faisant état d'une pénurie de plusieurs milliers d'informaticiens -, nous avons reçu de la part des entreprises des signes très alarmants concernant cette situation. Or, je pense que vous pouvez vous joindre à l'estimation de la commission qui dit que, finalement, la situation a beaucoup évolué ces derniers temps. Tout d'abord, nos entreprises manifestent aussi un intérêt pour d'autres types de formation. Mme Beerli a rappelé, en commission, qu'il manquait quelque 60 pour cent d'ingénieurs machines et que, finalement, les entreprises pourraient ensuite, si nous entrions en matière sur le projet de la CSEC-CN, nous reprocher de ne pas nous soucier d'autres déficits professionnels que nous constatons aujourd'hui.
En fait, nous sommes tout à fait libres. Certes, le Conseil national a adopté le projet, mais la majorité qualifiée n'a pas été atteinte lors du vote sur le frein aux dépenses, donc le Conseil national n'a pas pu financer les mesures de formation prévues. Nous sommes ainsi entièrement libres de nous prononcer comme nous le voulons.
Néanmoins, la commission a estimé que, d'une part, les besoins n'étaient plus tels qu'ils étaient encore il y a quelque temps et que, d'autre part, la Confédération s'était quand même déjà montrée très active. Nous avons, dans le cadre de l'arrêté I sur les places d'apprentissage, voté un certain crédit qui a permis de mettre en oeuvre le projet d'année initiale d'apprentissage dans l'informatique dans le cadre de l'arrêté précité, qui prévoit un cursus d'une année au début de la formation, consacrée pour l'essentiel à l'étude d'éléments scolaires. Nous avons également prévu, dans le cadre de l'arrêté II sur les places d'apprentissage, le deuxième crédit permettant d'encourager les écoles d'informatique dans quatre cantons.
Donc, beaucoup de choses sont en cours et vous vous rappelez également que nous avons facilité la possibilité d'entrer, par le biais de la maturité professionnelle, plus rapidement dans les HES, avant de faire un stage pratique, pour favoriser immédiatement la formation théorique des étudiants dans ces écoles, de manière à ce qu'ils puissent être le plus rapidement possible intégrés dans le marché de l'emploi. Donc, actuellement, il semblerait que sur le marché de l'emploi, il n'y ait plus un tel besoin, que les efforts au niveau de la formation aient été faits, que finalement, si nous avons encore des chômeurs, ceux-ci n'ont pas la possibilité d'avoir accès et ne sont pas capables de suivre une formation en informatique. Ce sont vraiment des gens qui sont faits pour d'autres types de métiers, mais certainement pas pour celui d'informaticien.
Donc, je crois que ce projet avait son sens il y a deux ans encore, mais que depuis lors la situation a évolué, que la Confédération a fait des efforts, que les entreprises aussi ont fait des efforts et que le besoin n'est plus tout à fait aussi présent et aigu qu'il ne l'était.
C'est pour cela que la commission vous propose de ne pas entrer en matière.