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Recordon Luc · Ständerat · 2009-09-08

Recordon Luc · Ständerat · Waadt · Grüne Fraktion · 2009-09-08

Wortprotokoll

Je ne parlerai pas longtemps, puisque, je crois, mon postulat n'est pas combattu. Je me permets juste de rappeler, dans le droit fil de ce que j'ai dit tout à l'heure, qu'en Somalie l'essentiel doit à mon sens se passer sur le plan civil. Nous avons d'ailleurs entendu Madame la conseillère fédérale Calmy-Rey nous dire qu'on ne nous avait pas attendus pour y songer et que toutes sortes de choses se faisaient.

Ce postulat est donc une sorte d'encouragement de la part de notre Parlement ainsi qu'une sorte de mesure d'accompagnement à la décision qui vient d'être prise et que je déplore. Cette décision n'ira peut-être pas plus loin au Conseil national, mais enfin, si elle devait aller plus loin, ce serait d'autant plus important, je pense, que nous nous montrions actifs sur le plan civil pour tenter de contribuer à la restauration des forces civiles en Somalie à proprement parler, près de Mogadiscio, ainsi qu'au Puntland et au Somaliland. Ce serait notamment important afin que ces pays puissent se doter eux-mêmes de garde-côtes - ce qui aurait aussi un effet de sécurité évident -, mais aussi afin que les torts qui leur ont été causés par différentes personnes venant en général de l'étranger soient réparés dans la mesure du possible.

Je voudrais ici tout de même insister sur les graves atteintes qui ont été portées à l'environnement marin près des côtes de la Somalie. Dans cette zone, on a immergé des fûts extrêmement toxiques pendant des années - et je ne suis même pas certain que cela ait cessé -, fûts qui sont remontés à l'occasion du tsunami il y a quelques années et qui ont [PAGE 817] provoqué des maladies extrêmement graves et des pollutions non moins graves sur les côtes de ce pays. Il y a aussi la surpêche - qui a été signalée tout à l'heure à bon escient par Madame Maury Pasquier -, qui porte une atteinte grave à ce pays.

Bref, il y a toutes sortes de drames qui rendent la situation quasi invivable en Somalie. Ce n'est certainement qu'au moment où on arrivera à une certaine restauration de la qualité de la vie dans ce pays et sur ses côtes qu'on pourra espérer éradiquer en effet les causes du problème et non pas seulement pallier de manière plus ou moins efficace les conséquences. Entre-temps, évidemment, les bandes mafieuses dont il a été question se seront établies et il faudra encore les éradiquer pour elles-mêmes, car les mauvaises habitudes seront prises.

Bref, je n'allongerai pas le débat et je vous prie d'accepter ce postulat.