Brunschwig Graf Martine · Nationalrat · 2010-03-04
Brunschwig Graf Martine · Nationalrat · Genf · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2010-03-04
Wortprotokoll
Le groupe libéral-radical ne peut en aucune manière s'associer aux propos qui ont été tenus pour contester le Sommet de la Francophonie. S'il y a une chose sur laquelle chacun se retrouve, c'est sur l'importance qu'il y a pour la Suisse à développer ses contacts avec les pays du monde entier et à renforcer sa position. Par conséquent, le fait que la Suisse ait proposé d'accueillir ce sommet que Madagascar ne pouvait organiser est un élément qui permet de mener cette politique.
Il n'est donc pas question de faire le procès de la Francophonie, et encore moins de contester ici le fait que ce sommet puisse avoir lieu. Il est indispensable que nous mettions les moyens nécessaires à disposition, mais il est aussi justifié que ces moyens soient estimés à leur juste prix et en fonction des besoins réels.
En définitive, c'est là-dessus qu'a porté la discussion à la Commission des finances. C'est sur le montant de 30 millions de francs que le groupe libéral-radical s'est retrouvé. Ce montant a été déterminé non seulement après avoir débattu du crédit global, mais aussi après avoir interrogé le département sur la façon dont le crédit avait été estimé.
Il est vrai que la démarche qui a été faite l'a été dans la précipitation due à la décision tardive prise au sujet de l'organisation du Sommet de la Francophonie. Mais il est extrêmement important d'admettre, lorsque nous approuvons des crédits, qu'ils sont examinés véritablement. Ce n'est faire insulte ni au Sommet de la Francophonie, ni à nos relations avec l'ensemble de ses pays, que d'apporter une modification, acceptée à l'unanimité moins 2 abstentions par la commission, ramenant ce crédit à 30 millions de francs.
Le groupe libéral-radical approuve donc la proposition de la commission qui fixe le crédit à 30 millions de francs. Sa majorité votera aussi la proposition de la majorité de la commission visant à compenser 10 millions de francs au sein du Département fédéral des affaires étrangères.
Une minorité du groupe libéral-radical soutiendra la proposition de la minorité à l'article 1ter.
Cette discussion est en train de prendre une tournure un peu curieuse. D'un côté, nous avons ceux qui contestent le fait que la Suisse soit un pays d'accueil de la Francophonie, et nous ne pouvons nous associer à cette théorie. De l'autre côté, il y a ceux qui estiment que n'importe quel crédit est bon à approuver dans les circonstances présentes, parce que ce serait faire insulte à la Francophonie que de discuter ce crédit. Pour avoir les chiffres détaillés sous les yeux et pour avoir aussi certaines explications de ces chiffres, je crois pouvoir vous dire que ce n'est faire insulte ni à la Francophonie, ni au canton de Vaud qui peut apporter une contribution que de plafonner le crédit à 30 millions de francs, ne serait-ce que par rapport aux imprévus qui, eux, se montent déjà à 1,3 million de francs dans le crédit total.
C'est pourquoi nous vous recommandons de vous prononcer en faveur du crédit à 30 millions de francs.