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Berberat Didier · Ständerat · 2014-12-11

Berberat Didier · Ständerat · Neuenburg · Sozialdemokratische Fraktion · 2014-12-11

Wortprotokoll

Je suis opposé à ce postulat. Je peux comprendre - et je pense que c'est le cas de tout le monde - qu'il faille lutter le plus possible contre la bureaucratie galopante. Par contre, je ne peux pas m'empêcher, malgré l'amitié que j'ai pour Monsieur Fournier, de penser que ce postulat est plutôt dirigé contre le Bureau fédéral de la consommation, mais Monsieur Fournier pourra peut-être infirmer cette pensée.

Je pense que ce bureau, qui est modeste par rapport à ce qui se fait dans d'autres pays européens, est extrêmement nécessaire, voire indispensable, dans la mesure où, vous le savez, il essaie d'orienter et de protéger les consommateurs. Je n'ai pas de problèmes à ce niveau. Quand on connaît les moyens qu'a l'économie pour faire de la publicité et vendre ses produits - ce qui n'est pas choquant en soi -, il est normal qu'il y ait une sorte de contre-pouvoir, ou en tout cas un office, qui, au sein de la Confédération, s'occupe de protéger les consommateurs, qui représentent la partie la plus faible dans le monde du commerce.

Ainsi, demander de diminuer le personnel de ce bureau, qui n'est déjà pas tellement doté, est donc malvenu. Je rappellerai - je suis déjà intervenu à plusieurs reprises à ce sujet - que les subventions actuelles, d'un montant total de 900 000 francs pour les quatre organisations de consommateurs, sont vraiment ridicules par rapport à ce qui se fait dans d'autres pays. Si je me souviens bien, en Allemagne, elles sont sept fois plus élevées, à population égale. Dans le cadre du message sur l'information des consommatrices et des consommateurs, qui date de 1986, il y a donc 28 ans, il avait été prévu d'allouer 1 million de francs aux associations de consommateurs. On peut donc dire que les consommateurs sont vraiment le parent pauvre de l'administration fédérale ou des subventions fédérales.

Il faut donc impérativement que ce bureau puisse continuer à travailler. Je ne suis pas opposé du tout, je le répète, à ce qu'on essaie d'améliorer son fonctionnement, mais il doit continuer à exister; il doit continuer à jouer son rôle et à subventionner les quatre associations de consommatrices et de consommateurs de Suisse.