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Sandoz Marcel · Nationalrat · 2001-12-05

Sandoz Marcel · Nationalrat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2001-12-05

Wortprotokoll

Depuis un moment, une heure environ, la discussion est fort intéressante, mais elle ne brille pas par sa logique. On assiste à des batailles assez paradoxales. Ceux qui veulent économiser 1,5 milliard de francs se refusent à réduire de 30 millions de francs le soutien à la presse et continuent à aider Migros et Coop à distribuer gratuitement leurs journaux sur le marché. Ceux qui veulent une armée et qui la défendent, et qui ont même un conseiller fédéral pour la défendre, refusent les crédits pour le matériel militaire. Ceux qui veulent réduire les impôts veulent des centaines de millions supplémentaires pour la formation et l'éducation. Il est probable que l'illogisme est peut-être l'une des vertus de la politique, et passe avant le raisonnable et avant le réalisme. C'est bien, il y a des électeurs à satisfaire, et peu importe ce qu'on dit d'une fois à l'autre puisque de toute manière ils ne se rappellent pas sur quel sujet l'on s'est exprimé ni comment!

En ce qui concerne la motion, la commission vous demande, par 11 voix contre 11 avec la voix prépondérante du président, de la transmettre.

Personnellement, je ne la soutiendrai pas parce que jusqu'à ce jour les instruments à disposition pour réaliser des économies n'ont pas manqué. On avait un article dans la constitution qui précisait qu'il fallait éviter l'endettement. On a voté dimanche dernier un nouveau frein à l'endettement extrêmement sévère. Là, on voudrait mettre en place tout de suite un système qui reviendrait à économiser 1,5 milliard de francs dès l'année prochaine. Je me pose ici la question, au regard du débat sur les 30 millions de francs consacrés à l'aide à la presse: comment est-ce qu'on fera pour économiser 1,5 milliard de francs? Donc, on a assez d'instruments à disposition pour réaliser des économies; on voit simplement qu'on n'arrive pas à les mettre en oeuvre.

Je suis content que le Conseil fédéral soit beaucoup plus raisonnable. Il poursuit un objectif semblable, dans ses grandes lignes pour les finances fédérales, depuis de nombreuses années par une réduction du taux de croissance des dépenses et de la quote-part de l'Etat. Je suis content aussi qu'il nous propose quelque chose de beaucoup plus conséquent. Il nous propose de transformer la motion en postulat. Personnellement, je peux le suivre.

Mais, me rappelant que je suis le rapporteur de la commission, je vous dirai encore que la commission propose de transmettre la motion.

Concernant le rapport sur plan financier 2003-2005, nous ne pouvons en prendre acte ni en le désapprouvant ni en l'approuvant, nous n'avons simplement qu'à le lire et à en prendre acte. On a eu plusieurs fois l'occasion d'entendre le Conseil fédéral nous dire qu'il s'agissait de grandes lignes et qu'il ne s'agissait pas, en fait, de directives contraignantes. Eh bien, il faut prendre acte de ces grandes lignes directrices, en discuter et les corriger lors des discussions sur la fixation du budget au sein de la Commission des finances, mais nous n'avons pas à dire si nous sommes d'accord ou non avec quelque chose qui n'a rien de contraignant.