Gschwind Jean-Paul · Nationalrat · 2015-06-11
Gschwind Jean-Paul · Nationalrat · Jura · Fraktion CVP-EVP · 2015-06-11
Wortprotokoll
En accord avec mes deux collègues, le sujet de mon intervention concernera le Département fédéral des affaires étrangères et le Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche, et plus particulièrement la haute surveillance des projets informatiques, nouvelle tâche attribuée aux sous-commissions et à la commission des finances. En effet, d'entente avec la Délégation des finances, la Commission des finances et ses sous-commissions exercent la haute surveillance des projets informatiques qui ne sont pas classés projets clés par le Conseil fédéral, ces derniers étant examinés par la Délégation des finances.
Concernant le Département fédéral des affaires étrangères, la gestion des projets informatiques semble parfaitement maîtrisée dans la mesure où la Direction des ressources exerce une fonction de surveillance et de pilotage du portefeuille des projets, alors que la responsabilité des projets est portée par la ligne, en l'occurrence le mandant. Pour limiter les risques, un centre de compétences en management de projets fournit les compétences méthodologiques et l'appui à l'échelle du département. Le "controlling" et "reporting" des projets conduits, selon la méthode Hermes, se fait chaque mois. Parmi les dix projets qui ont été présentés à la sous-commission, qui les a examinés, le projet eGov KDL a fait l'objet d'une présentation beaucoup plus détaillée et était accompagné d'une ampoule orange en ce qui concerne les délais et d'une ampoule jaune en ce qui concerne les coûts, qui devraient, selon l'administration, se monter à 7 millions de francs.
Quid de la gestion des projets informatiques au DEFR? Suite à la présentation du secrétaire général, la stratégie informatique développée a laissé une impression plus mitigée et semblé moins efficace que celle du DFAE. Celle-ci s'opère de manière moins centralisée, la responsabilité restant au niveau de l'unité administrative avec, c'est une nouveauté, la présence d'un représentant du secrétariat général au sein de l'équipe de projet. La culture de la discussion et du dialogue est privilégiée. Le "reporting" à la direction des affaires, en l'occurrence le chef du département, se fait deux fois par année. Les projets sont listés sur un radar qui mentionne 17 projets sur 47, pour des investissements de 95 millions de francs sur 102 millions de francs au total. Six projets sont dans le jaune alors qu'un projet ASAL neu relatif à la gestion des versements de la caisse de chômage est dans le rouge vif. Ce projet préoccupe aussi la Délégation des finances et pourrait être remis en question dans un prochain avenir.
Quand bien même comparaison n'est pas raison, force est de constater que ce premier examen de surveillance des projets informatiques apporte des informations dans la mesure où chaque département dispose d'une stratégie différente avec, à la clé, des résultats différents. L'examen de la commission peut être qualifié de très positif et très concluant. Il demande à être poursuivi.