Berger Michèle · Ständerat · 2001-11-28
Berger Michèle · Ständerat · Neuenburg · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2001-11-28
Wortprotokoll
Comme M. Merz, j'aimerais remercier M. Plattner d'avoir retiré son premier amendement concernant la modification du montant alloué aux universités cantonales qui figure dans le budget 2002. Il était impossible de répondre à sa demande et je ne pouvais pas non plus soutenir cette première proposition. Par contre, je peux soutenir le deuxième amendement qu'il dépose aujourd'hui, parce qu'en adoptant la motion 01.3159 qu'il avait déposée, nous avons voulu dégager une priorité en soutenant nos universités cantonales. Nous avons toujours dit et nous continuerons de dire que la formation est prioritaire dans notre pays. Mais je crois qu'il faut aussi savoir passer aux actes et pas seulement le dire. Et passer aux actes, c'est soutenir sa proposition subsidiaire.
Lorsque M. Plattner avait déposé sa motion, il l'avait bien dit en termes assez vagues. Cela laissait toute compétence au Conseil fédéral de pouvoir attribuer les montants qu'il [PAGE 786] souhaitait. Son développement, par contre, était plus précis et demandait environ 60 millions de francs, demande à laquelle le Conseil fédéral n'a pas pu répondre, et nous le comprenons. Mais latitude était laissée au Conseil fédéral.
Simplement, ensuite, ce que M. Plattner demandait dans sa motion, c'était que cette augmentation soit effective de 2002 à 2012. Il avait bien demandé une période de 10 ans. En acceptant cette motion, nous avons aussi accepté l'augmentation des ressources dans le temps, c'est-à-dire pendant cette période de dix ans.
Avec l'amendement que M. Plattner dépose aujourd'hui, nous passons aux actes en disant: "Il y a une augmentation réelle des ressources sur ces dix ans", en tout cas maintenant, sur la période 2002-2004. Je crois que le Conseil fédéral, si je ne me trompe pas - j'ai relu la réponse à la motion Plattner - partageait les soucis de l'auteur de la motion et reconnaissait que l'aide aux universités était importante et qu'elle devait couvrir des besoins de rattrapage dans l'enseignement universitaire et dans l'encadrement des étudiants.
C'est ainsi qu'il l'a motivé en demandant de transformer sa motion en postulat.
Alors, je donnerai mon appui et je vous demande aussi de passer aux actes aujourd'hui en disant: Il faut soutenir. C'est une demande prioritaire que de dégager l'aide aux universités dans notre pays.
Je soutiendrai donc la proposition subsidiaire Plattner et vous demande d'en faire autant.