Lombardi Filippo · Ständerat · 2001-12-03
Lombardi Filippo · Ständerat · Tessin · Christlichdemokratische Fraktion · 2001-12-03
Wortprotokoll
Je propose que le Conseil des Etats reste fidèle à la position qu'il avait adoptée dès le début dans ce débat. En principe, nous savons que toutes les mesures qui peuvent améliorer la gestion du trafic sont à soutenir en tant que telles, puisque la fluidité et la sécurité du trafic routier servent à tout le pays, et servent évidemment aux pays voisins qui utilisent nos routes pour leur trafic de transit. Mais nous savons de plus en plus que les charges de ce trafic ne sont pas réparties de façon équitable à l'intérieur du pays. Nous le savons surtout cette année - cet "annus horribilis" qui concerne la Suisse dans son ensemble, mais surtout sa politique des transports - après l'entrée en vigueur anticipée de l'accord bilatéral avec l'Union européenne sur les transports terrestres, qui a entraîné un excès de trafic de poids lourds sur un réseau routier qui n'y était pas préparé.
Nous savons que la charge de ce trafic, surtout du trafic de transit, n'est pas répartie de façon égale. Il y a des cantons qui sont plus touchés que d'autres, non seulement par les retombées négatives du trafic en tant que tel, mais même directement par les frais d'entretien, pour ne pas dire de réparation des infrastructures, lorsque ce trafic provoque l'un ou l'autre dégât. C'est par exemple avec une certaine surprise que nous avons dû constater - la base légale ne permet probablement pas de faire autre chose - que le canton du Tessin sera appelé à payer la réparation du tunnel du Saint-Gothard après l'accident du 24 octobre dernier.
Dans ce cadre, je crois qu'il serait important non pas d'attendre le discours sur la télématique qui permettra éventuellement de reconsidérer la possibilité de subventionner les cantons pour les efforts spéciaux qu'ils font dans ce domaine, mais de nous en tenir avec cohérence à la ligne que nous avons déjà tenue lors de la première votation dans notre Conseil. C'est dire que si la Confédération coordonne, propose, impose, recommande des mesures de gestion et d'information en matière de trafic, cela est très bien et juste et bon. Mais, il faut qu'elle donne aussi les moyens correspondants aux cantons pour qu'ils assument cette tâche supplémentaire, dans l'intérêt de tout le pays et dans l'intérêt de cette Europe avec laquelle nous voulons bien avoir tous les accords qu'il faut pour que notre pays ne soit pas enclavé, mais avec laquelle il faut aussi que le discours soit clair sur les responsabilités et les coûts qui en dérivent.