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Couchepin Pascal · Bundesrat · 2002-03-13

Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2002-03-13

Wortprotokoll

La question doit être posée de manière plus générale: est-ce que, chaque fois qu'il y a pénurie dans un secteur, le Conseil fédéral doit intervenir et lancer une offensive? Vous avez utilisé le terme militaire d'"offensive" que je n'emploierai pas, car si on peut éviter les termes militaires - malgré la présence d'officiers à la tribune - dans les débats politiques, je crois que c'est mieux; on ne mène pas une "offensive", mais on fait un "effort supplémentaire" ou quelque chose comme ça.

Prenons les expériences que nous avons faites: la dernière fois que vous nous avez proposé de lancer un programme d'action pour développer l'attrait d'une profession, c'était en faveur de l'informatique. Nous avons vu entre-temps que nous avions raison d'être très sceptiques quant à ces interventions volontaristes. En effet, dans l'intervalle, la conjoncture a fléchi et, dans le secteur de l'informatique, il y a même un risque de chômage. En tout cas d'après les derniers renseignements que j'ai, il y a des informaticiens au chômage. Parfois, souvent même, ce sont de bons informaticiens, qui n'ont pas de problème particulier. Il y a des possibilités de trouver suffisamment d'informaticiens, peut-être pas pour couvrir tous les besoins spécifiques, mais là nous ne pouvons pas entrer dans les détails.

C'est la même chose ici. Le problème de l'emploi dans le secteur hospitalier relève, premièrement, du choix des personnes, deuxièmement, des conditions sociales et salariales de ces emplois. Ce sont évidemment des emplois qui sont extrêmement exigeants sur le plan des qualités personnelles. Ce sont des emplois qui exigent un engagement qui mène au stress. Beaucoup de gens ne sont plus en mesure d'assumer ce type d'emploi, ou ne le veulent plus.

Que la Confédération mène une politique volontariste de formation ne répondra pas à la question parce que le problème des emplois en milieu hospitalier est davantage lié au statut, au style, aux conditions de travail et au salaire qu'aux possibilités de formation. Je suis l'époux d'une infirmière, le père d'une physiothérapeute; je connais un peu ce milieu et je vois bien ce que sont les conditions de travail dans ce secteur. C'est de ce côté-là que les choses sont rendues plus difficiles.