Reynard Mathias · Nationalrat · 2016-09-15
Reynard Mathias · Nationalrat · Wallis · Sozialdemokratische Fraktion · 2016-09-15
Wortprotokoll
Monsieur Matthias Aebischer traitera des divergences portant sur l'arrêté fédéral relatif au financement de la formation professionnelle pour les années 2017 à 2020. Je m'exprime donc sur les autres divergences touchant les projets 4, 5 et 9.
Le groupe socialiste recommande de suivre le Conseil des Etats et la nette majorité de la Commission de la science, de l'éducation et de la culture du Conseil national et d'augmenter les moyens dans les domaines des écoles polytechniques fédérales (EPF), des hautes écoles ainsi que de la recherche d'importance nationale.
Dans le projet 4, qui concerne l'arrêté fédéral relatif au plafond de dépenses destiné au domaine des EPF pour les années 2017 à 2020, nous soutenons l'augmentation de 160 millions de francs du plafond de dépenses. Les EPF sont actuellement soumises à une concurrence internationale extrêmement forte et sont touchées par la menace d'exclusion du programme Horizon 2020. De plus, le nombre d'étudiants poursuit sa très forte croissance pronostiquée à 8,9 pour cent pour la période 2014-2020. Il ne sera donc tout simplement pas possible pour les EPF de maintenir la qualité de l'enseignement sans se tourner vers d'autres sources de financement, comme les augmentations des taxes d'études, si nous n'augmentons pas la contribution fédérale, si nous ne prenons pas nos responsabilités. De plus, ces moyens financiers doivent permettre de réaliser les objectifs fixés pour quatre domaines de recherche prioritaires: la recherche énergétique, la médecine personnalisée, le "big data" et les systèmes de fabrication de pointe.
Dans le projet 5, qui concerne l'arrêté fédéral relatif aux crédits alloués en vertu de la loi sur l'encouragement et la coordination des hautes écoles pendant les années 2017 à 2020, nous soutenons tout d'abord l'augmentation de 55 millions de francs des contributions de base aux universités cantonales et autres institutions du domaine des hautes écoles. Cette légère hausse des moyens est non seulement nécessaire aux hautes écoles pour encourager la relève en Suisse - il s'agit d'un des mandats assignés par la Confédération aux hautes écoles -, mais elle permet aussi d'assurer la qualité de l'enseignement et de la recherche par des investissements ciblés.
A l'article 2, nous soutenons également l'augmentation de 40 millions de francs des contributions de base aux hautes écoles spécialisées (HES). Les HES connaissent actuellement une croissance fulgurante du nombre d'étudiants; croissance qui dépassera vraisemblablement les 10 pour cent pour la période en question. Elles ne pourront donc pas mener à bien leur mission et assurer la qualité de l'enseignement sans augmentation des contributions fédérales.
Enfin, dans le projet 9, nous soutenons l'augmentation de 40 millions de francs du plafond de dépenses ouvert pour le soutien aux établissements de recherche d'importance nationale. Actuellement au nombre de trois, ce sont cinq centres de compétences technologiques qui sont censés recevoir le soutien de la Confédération à l'avenir.
Ces centres de compétences jouent un rôle essentiel dans la politique d'innovation de la Suisse, créant des ponts entre la recherche des hautes écoles et l'économie privée, favorisant le transfert de connaissances et de technologies. Ce sont donc des centres extrêmement importants pour notre stratégie.
En résumé, nous soutenons les augmentations décidées par le Conseil des Etats, tout en regrettant qu'elles ne soient pas à la hauteur du premier projet voté par la Commission de la science, de l'éducation et de la culture du Conseil national. Elles restent clairement insuffisantes, si l'on veut réellement faire du domaine FRI une priorité pour notre pays.
Pour terminer, le groupe socialiste regrette que les domaines de la formation continue et des bourses d'études soient les grands oubliés de ce message FRI. Ce sont pourtant des domaines essentiels et qui touchent au coeur de notre système de formation, c'est-à-dire à l'égalité des chances.