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Burkhalter Didier · Bundesrat · 2017-03-08

Burkhalter Didier · Bundesrat · Neuenburg · 2017-03-08

Wortprotokoll

A propos de ce que nous venons d'entendre, il faut essayer, dans les débats de politique touchant à la coopération internationale, de ne pas mélanger sans arrêt l'ensemble des instruments. Ceux-ci doivent être coordonnés. Lorsqu'on parle de l'ensemble des moyens, évidemment que cela ne concerne pas uniquement les moyens humanitaires. L'ensemble des moyens concerne également toute la question de la prévention, toute la question de la coopération au développement, dans le but d'éviter que des régions, par ailleurs pauvres, deviennent des lieux de crise, des lieux de conflit, des lieux futurs d'émigration forcée. Sous cet aspect, l'investissement pour éviter des futures crises est très important.

Herr Nationalrat Glarner, Sie sprachen von den 2,5 Milliarden Franken und davon, dass wir bezüglich der Syrien-Krise mehr machen sollten.

Nochmals: Sie dürfen nicht alles vermischen. Und nehmen Sie bitte nicht jedes Mal ein Projekt, das Sie nicht gerne [PAGE 263] haben, um die ganze Arbeit der internationalen Kooperation pauschal infrage zu stellen. Das gilt auch für die Diskussion anderer Vorstösse. Es gibt sicher irgendein Projekt, das man besser machen sollte - das stimmt. Wir kontrollieren sehr viel, das machen wir jedes Mal. Aber es ist eben sehr wichtig, dass wir immer auch Präventionsarbeit hinsichtlich zukünftiger Krisen machen, sodass es nicht noch mehr Probleme gibt.

Le postulat vise à soutenir la mise en place de la formation professionnelle dans les camps de réfugiés. Le texte parle même de formation universitaire. C'est un thème important. Il en va du lien entre l'humanitaire et le développement.

C'est juste qu'il faut d'abord faire de l'humanitaire, qu'il faut d'abord fournir quelque chose à manger et un toit sur la tête. Par ailleurs, dans beaucoup de camps de réfugiés, les gens restent des années. Monsieur Glarner, vous y êtes allé, vous avez vu certainement des familles dont les enfants naissent dans des camps et passent leur enfance, voire leur adolescence - certains restent entre 10 et 20 ans - dans des camps.

Donc, les questions qui se posent vont plus loin que l'humanitaire d'urgence, tout en ne l'excluant pas. La question qui se pose en plus, c'est celle de la perspective et des mesures pour mettre un terme, ou en tout cas pour réduire, les dangers de recrutement par les groupes terroristes.

Dans les camps de réfugiés, les situations des familles sont particulièrement délicates, ces familles sont particulièrement vulnérables à l'égard de ce que proposent les groupes terroristes lorsqu'ils vont recruter des jeunes. Et l'antidote à l'extrémisme violent, c'est notamment la formation, c'est la possibilité pour ces jeunes d'avoir une autre perspective. Nous avons déjà reconnu cette mesure, que vous avez acceptée dans le cadre du projet relatif à la coopération internationale 2017-2020 et du crédit d'engagement correspondant. Les intentions d'engagement de notre pays ont donc été revues à la hausse, puisque vous avez demandé que la priorité soit mise dans ce domaine, avec une augmentation de 50 pour cent pour l'éducation de base et la formation professionnelle.

Nous faisons déjà beaucoup de choses, et notamment dans la région de la Jordanie et du Liban ainsi qu'au Kenya, par exemple, et nous voulons en faire plus. Mais, je le répète, il faut s'en tenir aux lignes fixées pour le moyen terme dans le projet relatif à la coopération internationale 2017-2020: nous voulons nous concentrer d'abord sur l'éducation de base et la formation professionnelle. Faire de la formation universitaire n'est donc pas notre premier objectif.

Cela dit, des projets innovants sont déjà soutenus par la Suisse et ils nous intéressent. Par exemple, les cours massifs en ligne lancés par l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne permettent déjà à des dizaines de milliers de jeunes en Afrique de suivre des cours universitaires. On peut imaginer que cet instrument soit développé dans le but d'aider les jeunes dans les camps de réfugiés.

C'est dans cet esprit et conformément à la décision du Parlement prise dans le cadre du projet relatif à la coopération internationale 2017-2020 que nous vous proposons d'accepter le postulat.