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Carobbio Guscetti Marina · Nationalrat · 2017-03-13

Carobbio Guscetti Marina · Nationalrat · Tessin · Sozialdemokratische Fraktion · 2017-03-13

Wortprotokoll

Avec les deux blocs et les divergences dont nous discutons aujourd'hui, nous sommes au coeur de la réforme de la prévoyance vieillesse 2020. Il y a, d'une part, la façon dont on veut compenser les pertes du deuxième pilier, une compensation qui, pour nous, doit passer par une augmentation de 840 francs de la rente AVS et par le rehaussement du plafond des rentes pour les couples à 155 pour cent. Il y a, d'autre part, le mécanisme de financement, qui doit garantir le niveau des rentes et un financement durable de l'AVS jusqu'en 2030. C'est ce dont nous discutons dans le bloc 1.

Pour le groupe socialiste, ce mécanisme s'articule autour des mesures suivantes: l'augmentation limitée à 0,3 pour cent [PAGE 361] des cotisations salariales pour financer l'augmentation de la rente de 70 francs par mois et l'élévation du plafond; une augmentation progressive de la TVA de 0,7 point; le transfert à l'AVS du 0,3 point de TVA consacré actuellement au financement additionnel de l'AI jusqu'à la fin 2017. Cela correspondrait à un milliard supplémentaire pour l'AVS à partir de 2018.

Ce que nous soutenons, c'est une réforme équitable et équilibrée, qui garantisse le maintien du niveau des prestations et en assure le financement; une réforme qui prévoie aussi des améliorations, en particulier pour les femmes, qui sont pénalisées au niveau des salaires et des rentes et qui subiront de plein fouet une augmentation de l'âge de la retraite, malgré les inégalités salariales existantes.

Enfin, la majorité de la commission du Conseil national nous propose de renoncer au mécanisme d'intervention qu'elle avait inséré elle-même dans le projet de réforme et qui prévoyait une augmentation automatique de l'âge de la retraite à 67 ans en cas de difficultés du fonds AVS. Cette position ne tenait pas compte de la réalité du marché du travail et n'aurait jamais passé la rampe du vote populaire.

Nous nous réjouissons aussi que la majorité soit prête à suivre le Conseil des Etats et à renoncer à réduire les rentes de veuves et celles pour les enfants.

Nous rejetterons donc la proposition de la minorité Hess Lorenz, à l'article 25 alinéa 3 de la loi sur l'assurance-vieillesse, et la minorité Hess Lorenz, à l'article 35 alinéa 5 de la loi sur l'assurance-invalidité.

Nous espérons aujourd'hui que cette même majorité sera prête à comprendre qu'il faut une réforme juste, qui garantisse les rentes et compense les pertes du 2e pilier, une réforme qui améliore la situation des femmes touchant de bas salaires et qui travaillent à temps partiel, alors que les inégalités salariales persistent.

Le projet de réforme du Conseil des Etats est un compromis qui mise sur la complémentarité de l'AVS et du deuxième pilier. Ce compromis passe aussi par une augmentation supportable de la TVA pour éviter un sous-financement de l'AVS et garantir le niveau des rentes. Voilà pourquoi, je le répète, le groupe socialiste soutiendra la proposition Humbel à l'article 130 alinéa 3ter et à l'article 196 chiffre 14 alinéa 7.

Notre modèle, qui est celui du Conseil des Etats et de la minorité Humbel, propose un financement additionnel de l'AVS à l'aide d'une augmentation de la TVA. Ainsi, tant les rentes AVS que l'adaptation aux salaires et à l'inflation seront garanties pour plus de dix ans.

Il gruppo socialista ritiene che la riforma sia necessaria per consolidare il finanziamento del sistema previdenziale ma che con questa riforma si debba nel contempo garantire il mandato costituzionale, ossia che le persone a beneficio della pensione possano beneficiare di una vita dignitosa.

Con il nostro modello, il modello che arriva dal Consiglio degli Stati, l'AVS si baserà su finanze sane per oltre dieci anni, si eviterà una riduzione delle prestazioni di vecchiaia e si garantirà il livello delle rendite anche alla generazione dei cosiddetti baby boomer, mentre per gli attuali pensionanti non sarà rimessa in discussione l'adattamento delle rendite ai costi della vita e all'evoluzione dei salari.

Da parte nostra abbiamo fatto prova di grande responsabilità: sostenendo il modello del Consiglio degli Stati accettiamo un compromesso necessario. Ci auguriamo oggi che la parte opposta a sua volta assuma un atteggiamento responsabile e non porti avanti una riforma che non potrà trovare il sostegno popolare.