Brunner Christiane · Ständerat · 2002-03-14
Brunner Christiane · Ständerat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion · 2002-03-14
Wortprotokoll
Je suis extrêmement surprise de la prise de position de Mme Berger puisque dans la commission, nous avons effectivement étudié très attentivement la question. Cela signifie que nous avons fait des propositions, travaillé en collaboration avec le SECO pour voir s'il y avait telle possibilité ou encore telle autre, pour finalement aboutir à une étude extrêmement approfondie. Je m'excuse si je rappelle un peu les termes de Mme Langenberger qui l'a dit en tant que rapporteure, nous avons vraiment pris la peine d'étudier en commission tous les tenants et aboutissants de cette initiative parlementaire.
D'autre part, Mme Berger dit que les hôpitaux n'ont qu'à s'organiser! Or, on constate que maintenant, sous la pression de la discussion, grâce à l'initiative parlementaire Suter, un certain nombre de cantons ont pris les devants, se sont organisés et réduisent par étapes les horaires de travail des médecins-assistants pour être prêts au moment où la loi les concernant entrerait en vigueur. Bien sûr, ils prennent aussi des mesures d'organisation en la matière, qui auraient dû être prises auparavant mais qui, au moins, sous la pression de la réglementation légale que l'on entend mettre en vigueur, maintenant se font et se discutent.
Je suis convaincue également que les médecins-assistants n'ont pas, en termes d'organisation, à faire du travail administratif, lequel doit être accompli par d'autres personnes dans un hôpital. Les médecins-assistants doivent pouvoir consacrer leur temps aux soins et à leur formation.
Quant à l'observation de Mme Berger qui tend à dire qu'on ne peut pas se former si on n'est pas de garde aux urgences pendant des heures, et des jours et des jours!, je ne la comprends pas, parce que j'ai toujours eu l'impression que la première préoccupation de Mme Berger, c'était la santé. Si les médecins-assistants doivent travailler sans interruption en étant finalement fatigués au point de ne plus arriver à se concentrer pour faire leur travail, c'est une mise en danger de la santé des patients qu'ils traitent. Si on est favorable à sauvegarder la santé des personnes qui sont traitées en hôpital, on doit être favorable à cette initiative parlementaire.
Je vous invite à rejeter la proposition de non-entrée en matière Berger.