Français Olivier · Ständerat · 2017-06-14
Français Olivier · Ständerat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion · 2017-06-14
Wortprotokoll
En principe, seul l'auteur de l'interpellation pose les questions complémentaires, mais je ne vous cache pas que je me suis interrogé sur les réponses qui ont été données, comme chacun d'entre nous, puisqu'on parle de cyberdéfense et donc de l'évolution du monde numérique et de ses conséquences sur notre société. Les pirates ne sont plus dans les mers mais sur les ondes et savoir comment combattre ces pirates anonymes est une question complexe. Aux chiffres 7 à 9 de l'avis du Conseil fédéral, on sent quelques ébauches de réponse, mais peut-être pas assez développées.
Ma question concerne en particulier les femmes et les hommes qui doivent nous protéger et notamment leur formation. Pas plus tard qu'il y a une quinzaine de jours, on a appris que le milieu universitaire français avait créé une entité bien spécifique, en Bretagne, pour former des gens afin de pouvoir réagir en cas de cybermenace. Comme cela a été très justement dit par Monsieur Eder, les écoles polytechniques fédérales offrent des ressources importantes pour suivre l'évolution de la société sur le plan de la cyberdéfense, mais on ne ressent pas la volonté de la part du Conseil fédéral de collaborer formellement avec les écoles polytechniques fédérales de Zurich et de Lausanne, afin qu'elles mettent sur pied un cycle de formation pour disposer de personnes qualifiées et compétentes dans le domaine de la cyberdéfense, à l'image de ce qui se fait dans cet institut universitaire français. On dit que les écoles polytechniques fédérales sont des leaders mondiaux tant dans la recherche fondamentale que dans l'innovation technologique, mais je n'ai pas l'impression qu'on en profite beaucoup. Quand on regarde le budget alloué aux écoles polytechniques par la Confédération, et en particulier par le département dont vous êtes en charge, Monsieur le conseiller fédéral, on ne voit aucune ligne de crédit pour ce domaine, ou alors c'est caché parce qu'on ne doit pas savoir qu'il se passe quelque chose. C'est un peu étonnant.
Pourriez-vous nous dire, puisqu'il est écrit dans l'avis du Conseil fédéral sur le postulat que toutes les options seront étudiées, si vraiment la Suisse s'engagera à fond dans cette lutte et ne se contentera pas uniquement de réagir mais d'agir en amont. Sommes-nous prêts à nous engager pour former des personnes de qualité, bien formées, issues de notre société, de purs produits de notre société et de nos hautes écoles, afin de garantir notre indépendance dans la lutte contre les cyberattaques?