Maillard Pierre-Yves · Nationalrat · 2002-06-03
Maillard Pierre-Yves · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2002-06-03
Wortprotokoll
Le débat sur Swissair restera dans beaucoup de mémoires, et notamment la façon dont le personnel a été traité dans cette affaire. Cette opération aura laissé de l'amertume et un sentiment extrêmement fort de violence sociale dans la restructuration chez des milliers de nos concitoyennes et concitoyens.
Le Conseil fédéral a finalement réussi, malgré la violence qu'il a faite également au droit et à ce fameux article 333 du Code des obligations, à trouver une solution, qu'il a appelée une solution "incentive", qui permettait aux syndicats de récupérer une partie de ce qui ne serait pas dépensé, seulement si la nouvelle compagnie fonctionnait bien et arrivait à décoller en réussissant à économiser une partie des montants que nous avions décidés.
On peut discuter de cette opération, qui est pour les uns assez habile, pour d'autres assez cynique parce qu'elle fait reposer sur la bonne volonté et les efforts de ceux qui travaillent le fait que ceux qui ont perdu leur emploi retrouvent l'assistance du plan social qu'ils avaient signé dans le cadre de la convention collective Swissair, qui engageait contractuellement ladite compagnie. Les travailleurs de la nouvelle compagnie Swiss qui, eux, ont retrouvé un emploi, ont fait les efforts qu'il fallait pour que ceux qui n'ont pas retrouvé d'emploi bénéficient de ce plan social.
Si aujourd'hui nous refusions de débloquer ce solde de crédit, alors véritablement ce Parlement se déshonorerait vis-à-vis de ceux qui ont fait le travail pour pouvoir donner, à ceux qui n'ont pas retrouvé de travail, un plan social conforme aux engagements contractuels de Swissair.
Pour ces raisons je vous invite, du fond du coeur, à suivre la majorité de la commission, qui a approuvé ce système.