Bendahan Samuel · Nationalrat · 2017-11-30
Bendahan Samuel · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2017-11-30
Wortprotokoll
Comme je vous l'ai déjà dit, le groupe socialiste soutiendra le rétablissement des moyens accordés au Bureau fédéral de l'égalité entre femmes et hommes, selon la proposition de la minorité Brélaz, et s'opposera à la coupe visée par la proposition de la minorité Schwander.
En ce qui concerne les autres thématiques importantes, je commencerai par l'Office fédéral de la santé publique. Outre le fait qu'ajouter des coupes à un budget d'austérité dans une thématique aussi importante et fondamentale que celle de la santé publique est aujourd'hui particulièrement irresponsable, je souhaite insister sur la coupe proposée à la position 316.A231.0213, "Contribution à la prévention et à la promotion de la santé". Il n'y a pas de remède miracle en matière de coûts de la santé mais, tout de même, il existe une solution magique: si les gens ne tombent pas malades, ils coûtent moins cher! Les politiques de prévention, dans de nombreux domaines, sont tellement insignifiantes en termes de coûts par rapport à leur efficacité, qu'il est absurde de handicaper complètement la politique fédérale en matière de prévention. Je vous invite par conséquent à rejeter la proposition de coupe massive dans le domaine de la prévention, et ce afin d'éviter que les gens tombent malades, ce qui permet non seulement d'éviter une augmentation des coûts de la santé, mais aussi d'éviter d'autres coûts pour la société, à commencer par le coût humain, ainsi qu'un impact économique négatif. Dans plusieurs domaines, comme celui du tabagisme, la prévention des maladies a pu rapporter, en compensation, des millions et des millions de francs, largement de quoi financer pendant des siècles les ressources prévues dans le budget en matière de prévention.
Outre les questions liées à la santé publique, j'aimerais insister sur plusieurs points en ce qui concerne les affaires sociales. D'abord, comme pour ce qui est de la santé, les coupes transversales - le conseil en a déjà discuté - ne me semblent pas être une piste intelligente en vue de faire baisser les coûts. En effet, la politique menée se fait selon une logique stratégique basée sur le long terme, et la déclaration unilatérale de coupes à si court terme ne peut pas avoir un impact positif sur l'efficience de l'Etat. Je vous invite donc à rejeter les propositions de coupes générales touchant l'OFSP.
De plus, j'aimerais insister sur la question du soutien aux organisations familiales et à la jeunesse.
Nous sommes en train de parler de notre futur, en termes tout d'abord d'organisation familiale, car ces organisations défendent la possibilité, pour les familles, de s'engager dans leur entier dans le circuit économique. Si nous souhaitons, demain, avoir une économie dans laquelle tout le monde peut s'engager et à laquelle chacun peut contribuer, il est absolument fondamental de soutenir les activités de toutes les organisations qui travaillent en ce sens. En investissant peut-être 10 000 francs dans le soutien d'une organisation familiale, nous pouvons injecter des centaines de milliers de francs, voire des millions de francs, dans l'économie par la participation de la main-d'oeuvre locale et éviter ainsi des problèmes liés, notamment, au recours excessif à l'immigration lorsqu'elle n'est pas nécessaire. Donc, même les personnes qui s'opposent à l'immigration devraient soutenir les activités de ces organisations, car elles permettent de promouvoir la main-d'oeuvre locale.
De même, la formation de la jeunesse, c'est aussi le futur de notre pays. Je ne pense pas qu'on puisse dire que lorsque l'on fait des économies, c'est pour le futur. En effet, on ne peut pas économiser en même temps sur la jeunesse, l'enfance et le développement des personnes importantes pour nous.
D'autant plus, je tiens aussi à dire que nous nous opposerons à la suppression complète des contributions à la formation à l'aide aux victimes. Cela n'a aucun sens, aujourd'hui, de ne pas permettre de soutenir au maximum les victimes de notre société. Nous nous opposerons également aux coupes qui visent les personnes les plus défavorisées de notre société que sont les réfugiés. Je vous invite donc à vous opposer aussi à ces coupes.
Pour ce qui est des propositions Aeschi Thomas et Nordmann relatives à l'AVS, c'est Monsieur Nordmann qui présentera la position du groupe socialiste.