Dreifuss Ruth · Bundesrat · 2002-06-10
Dreifuss Ruth · Bundesrat · Genf · 2002-06-10
Wortprotokoll
Je ne voudrais pas oser une plaisanterie en disant que la LAMal est un domaine infiniment plus transparent et plus facile que le monde bancaire, mais j'aimerais dire que nous n'avons pas le sentiment qu'il nous manque des informations. Imaginez ce système. En fait, nous sommes dans un système de répartition - bien sûr, il y a des réserves, mais elles ne sont là que pour permettre de passer les différents cahots du chemin. Nous sommes donc dans un système de répartition et, chaque année, les entrées de la caisse doivent correspondre à ses sorties, plus les réserves et les frais administratifs. On est donc effectivement dans un monde financièrement simple, et si on nous annonce que les entrées sont insuffisantes et que l'on peut vraiment le voir chiffres en main, il n'y a pas besoin d'un nouvel audit. Il suffit de voir que l'équilibre n'est pas réalisé.
Le système de la LAMal, dont nous savons à quel point il est douloureux pour certaines catégories de revenus, vise chaque année à l'équilibre des entrées et des sorties, avec ces réserves qui permettent de jouer un rôle d'amortisseur. Ce n'est donc pas une question d'audit, de fonds qui auraient disparu ou dont le destin serait obscur, c'est tout simplement des réductions d'entrées du côté des revenus, des réserves, ce sont des augmentations de dépenses non prévues, et ça suffit à créer un déséquilibre.
Certes, nous sommes en permanence disposés à examiner comment nous pouvons remplir notre rôle le mieux possible. Mais je crois que réclamer un audit n'est pas forcément la bonne façon d'accroître la transparence. Voilà le sens de ma réponse.