Parmelin Guy · Bundesrat · 2018-03-06
Parmelin Guy · Bundesrat · Waadt · 2018-03-06
Wortprotokoll
Je vais essayer de répondre aux deux questions. Madame Fetz, pour que ce soit clair, la Confédération est responsable du fonctionnement sûr du réseau émetteur d'urgence par radio OUC et elle assumera ses responsabilités. Elle veille à en assurer l'exploitation et à ce que cela se passe bien. L'entretien et le maintien de la valeur, elle les garantit. Comme vous l'avez relevé, ainsi que cela est indiqué dans l'avis du Conseil fédéral au sujet de votre interpellation, nous assurerons jusqu'en 2027 le fonctionnement de ce qu'on appelle la radio IPCC. Toutes les mesures que nous prenons sont réalisées dans cette perspective.
Le Conseil fédéral a pris connaissance, le 1er décembre 2017, du rapport sur l'avenir des systèmes d'alarme et de communication de la protection de la population. C'est, vous l'avez relevé, l'Office fédéral de la protection de la population - le Bundesamt für Bevölkerungsschutz - qui étudiera ces prochaines années des solutions pour l'après-2027. Les résultats ne sont pas encore disponibles, mais c'est sur cette analyse que le Conseil fédéral se fondera pour statuer sur le futur de la radio IPCC. En l'état, nous donnons la priorité au maintien de la valeur du système de radio de sécurité Polycom, c'est clair, et à la réalisation d'un réseau de données sécurisé, ce que nous appelons le réseau national de données sécurisé plus (RDS plus).
Faire plus est très difficile en ce moment, vous le savez. Si je prends simplement le volet du RDS plus, nous discutons actuellement avec les cantons parce que nous devons absolument essayer de coordonner l'opération pour éviter de répéter les erreurs apparues durant la mise en place de Polycom. Nous avions dû nous retirer. Vous aviez tenu le débat à ce sujet dans votre conseil. Une grande frustration s'était manifestée lorsqu'il était apparu que le dernier canton à s'équiper avait été le canton de Zoug alors que le premier canton devait déjà renouveler ses installations. C'est un dossier pour lequel je tiens particulièrement à la coordination avec les cantons. Mais, vous avez raison, cela exige des moyens considérables et demande vraiment une coordination à la base.
Nous pouvons garantir le fonctionnement de la radio IPCC jusqu'en 2027. Mais, en fonction des décisions que nous prendrons, soit nous devrons envisager une prolongation de l'utilisation de ce système - actuellement je ne sais pas encore si ce sera nécessaire -, soit nous aurons des possibilités, peut-être nouvelles, développées en concertation avec les cantons. Ensuite, il reste la question des coûts. Au niveau de la planification financière, aujourd'hui, nous n'avons quasiment rien à part ce qui concerne le projet Polycom.
Je ne peux malheureusement pas vous donner d'autres renseignements, si ce n'est qu'au titre de votre interpellation, "Des millions d'investissements pour des prunes?", on peut répondre clairement non; cela sert à quelque chose.