Leuthard Doris · Bundesrat · 2018-03-08
Leuthard Doris · Bundesrat · Aargau · 2018-03-08
Wortprotokoll
Le Conseil fédéral partage le souci de mieux intégrer les personnes qui ont des difficultés à comprendre le fonctionnement d'Internet ou qui ne possèdent pas les outils nécessaires pour y accéder. Mais, aujourd'hui, 90 pour cent de la population utilise Internet. C'est un grand pourcentage et nous sommes très contents de cette réalité. Selon les nouveaux chiffres de l'Office fédéral de la statistique, le nombre d'"offliners" diminue chaque année. En 2012, 32 pour cent des personnes de plus de 70 ans utilisaient Internet, contre 46 pour cent l'année dernière. Cela montre que le nombre d'"offliners" diminue chaque année, aussi parmi les personnes qui sont à la retraite. Je dois là vraiment remercier les organisations de la société civile, comme Pro Senectute, qui s'engagent vraiment beaucoup pour qu'on n'ait pas, comme vous le dites, une société à deux vitesses, qui offrent des mesures d'accompagnement ou des cours aux retraités. On a là vraiment de plus en plus d'offres permettant à tout le monde d'avoir accès à Internet et de profiter d'être intégré, s'il le souhaite.
Ma mère, dont l'âge dépasse largement les 70 ans, ne veut rien en savoir. Je crois qu'il faut aussi accepter le fait qu'il y a pas mal de personnes âgées qui sont contentes que cela existe, mais qui ne veulent pas être entraînées pour maîtriser la révolution numérique ou être intégrées dans le cyberespace. Il y aura toujours des "offliners" même si nous en faisons beaucoup plus à leur intention dans ce domaine.
Le Conseil fédéral s'engage par la mise en place de différentes mesures impliquant la Confédération, les cantons et la société civile. C'est pour cela qu'il pense que c'est suffisant, que c'est bon. Il est conscient de la problématique et il y est sensible, mais il constate qu'ainsi cela fonctionne bien.