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Buffat Michaël · Nationalrat · 2018-09-11

Buffat Michaël · Nationalrat · Waadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2018-09-11

Wortprotokoll

Il existe un dicton populaire qui prend tout son sens dans le cas des deux textes qui nous sont soumis: "Qui commande, paie" et, dans l'autre sens: "Qui paie, commande." Ce principe doit être également appliqué à tous les niveaux de la politique. Le citoyen paie, que ce soit au travers des impôts, de la TVA ou autre. Il est donc normal qu'il puisse avoir son mot à dire, s'il le désire - on parle là de référendum facultatif -, sur les dépenses importantes de la Confédération. La démocratie directe et le fait que, chez nous, le patron, c'est le peuple, sont un principe qui nous a souvent rendu service par le passé. Nous ne devons pas perdre de vue que ce système fait partie des piliers du succès de la Suisse.

Il est clair que les impôts et les taxes sont plus bas et les dépenses moins élevées là où les gens peuvent décider directement des recettes et des dépenses. Nous devons, dans un domaine important comme les finances, faire vivre notre démocratie directe. Le peuple doit pouvoir s'approprier le pouvoir et décider s'il juge telle ou telle dépense nécessaire. Nous avons, avec ces deux textes, la possibilité d'aller de l'avant dans cette direction, et la minorité de la commission les soutiendra.

Les cantons, d'ailleurs, connaissent également cette possibilité, sans que cela pose de problème ou conduise à des blocages. D'ailleurs, les cantons sont favorables à la mise en place d'un tel instrument. Après plusieurs essais, nous avons aujourd'hui enfin la possibilité de combler ce vide dans nos droits populaires et, ainsi, de donner le dernier mot à celui qui paie.

Au nom de la minorité de la commission, je vous invite à accepter ces deux initiatives parlementaires.

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