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Brélaz Daniel · Nationalrat · 2019-06-17

Brélaz Daniel · Nationalrat · Waadt · Grüne Fraktion · 2019-06-17

Wortprotokoll

Les comptes 2018 sont marqués par certains événements particuliers. La dette brute, pour la première fois depuis 1997, passe en dessous des 100 milliards de francs avec 99,5 milliards de francs et plus de 5 milliards de francs de baisse. Quant à la dette nette, elle atteint maintenant 63 milliards de francs, ce qui donne un taux d'endettement lui aussi record, pour la première fois depuis très longtemps, en dessous de 10 pour cent, avec 9,1 pour cent. Le bénéfice est de l'ordre de 3 milliards de francs.

Malgré le fait que la Confédération va devoir, suite à la votation du 19 mai 2019, injecter l'année prochaine 1,8 milliard de francs aux cantons et dans l'AVS, elle se retrouvera avec une situation, si l'on se réfère aux comptes, bénéficiaire d'au moins 1 milliard de francs - bien sûr ce sera un tout petit peu moins en raison des critères de prudence qu'on appliquera. Cela signifie qu'une opération aussi lourde ne crée aucun plan de coupe justifiable au plan fédéral.

Alors, qu'est-ce qu'on en déduit? La majorité de ce conseil, celle qui pèse 101 voix dans certains votes, en déduit qu'il ne faut surtout rien changer à quoi que ce soit, que le frein à l'endettement, tel qu'il est, est sacré, et qu'en conséquence, tant qu'on n'aura pas remboursé jusqu'au dernier franc ces 99,5 milliards de francs, voire 63 milliards pour les plus modérés, il ne faut rien changer. Et puis à peu près tous les autres groupes professent, avec des nuances, avec leurs propres projets, d'autres pistes. On a entendu tout à l'heure le groupe PDC, avec l'initiative Müller Leo qui a été rejetée, qui visait plutôt la piste de l'AVS. On l'a entendu en ce qui concerne l'éducation.

Bien sûr, pour le groupe des Verts, il n'est pas question de casser le système du frein à l'endettement et de se rendetter; mais on pourrait au moins sérieusement se poser la question de savoir si, sur les excédents, on ne pourrait pas prendre la moitié, les trois quarts ou même la totalité, mais en tout cas pas plus, pour les consacrer à des tâches fondamentales pour l'avenir de notre pays. Bien sûr, pour nous, la transition énergétique et les plans pour le climat sont les tâches les plus fondamentales. Pour d'autres, ce sont d'autres aspects. Bien sûr, on peut faire une répartition.

Dans cette optique, nous approuverons bien sûr le compte d'Etat 2018 - les comptes sont bons et ils ne contiennent pas d'erreurs -, et nous voterons le supplément I au budget 2019. Mais nous insistons déjà pour dire que, s'il y a quelques remaniements parcellaires dans cette salle après le 20 octobre prochain, nous présenterons des propositions ciblées sur la façon de modérer un tout petit peu l'utilisation systématique des bénéfices pour diminuer la dette, cela au profit de tâches d'intérêt national.