Lexipedia

Brélaz Daniel · Nationalrat · 2019-12-05

Brélaz Daniel · Nationalrat · Waadt · Grüne Fraktion · 2019-12-05

Wortprotokoll

Dans le bloc 3, je vais me concentrer essentiellement sur le problème de la recherche et de la formation, et j'évoquerai brièvement deux autres thèmes.

Le domaine Recherche et formation, cela a été dit par mes préopinants, est fondamental pour ce pays. Il est clair qu'il y a deux ans, sauf erreur, on a fait un certain nombre de coupes parce qu'il fallait tenir le frein à l'endettement - cela s'est révélé ensuite injustifié, mais les coupes ont quand même été faites. On a rattrapé un peu, mais, manifestement, d'après notre compréhension - je sais que le Conseil fédéral en a une autre, puisque cela a quand même justifié sa position -, l'application de la motion Dittli donne des montants nettement supérieurs.

Il y a deux écoles. La première, qui vient d'être exposée par M. Gschwind, dit ceci: le Conseil des Etats a pris des décisions; au sens de la motion Dittli, ce n'est pas tout à fait juste, mais du moment qu'ils ont décidé, ce n'est pas grave, il faut les suivre. La seconde école - l'école Bourgeois - dit quant à elle: on applique vraiment de façon millimétrique la motion Dittli; cela donne 2 millions de francs de plus, mais c'est la vérité de l'application.

Bien sûr, pour moi qui suis formé à l'école de la logique, je vais préférer quelque chose qui correspond à la motion plutôt qu'à une approximation de cette dernière. Globalement, ce n'est pas du tout la même chose qui va se passer dans les huit sous-rubriques qui se situent trois pages plus loin dans le dépliant: si on prend une solution ou l'autre, certains sous-groupes vont voir des différences de 3 millions de francs, d'où l'aspect un peu "bricolage" de la solution du Conseil des Etats.

Personnellement, je ne peux pas suivre, uniquement parce que c'est plus simple de faire la même chose qu'eux, quelque chose qui n'est pas tout à fait juste.

Je vous recommande donc, prioritairement, le concept Bourgeois. Néanmoins, il est tout aussi fondamental - parce qu'il y a différentes écoles, qu'on n'est pas tout à fait d'accord entre nous, etc. - qu'on ne se retrouve pas, en définitive, avec une situation dans laquelle les personnes soutenant l'un ou l'autre concept devenu minoritaire se mettent à soutenir le projet du Conseil fédéral, ce qui reviendrait à ne rien faire du tout. Ce serait catastrophique!

Donc, prioritairement, pour moi et pour le groupe des Verts, c'est le concept Bourgeois qu'il faut soutenir, mais il est clair que si, par hasard, c'est l'autre qui obtient la majorité, on le soutiendra aussi, au détriment du projet du Conseil fédéral.

Un point est lié, M. Gschwind vient d'en parler. Certes, il n'est pas tout à fait de la même nature, mais il est dans le même paquet, sur le plan du raisonnement: c'est la question du soutien aux académies suisses des sciences, qui fait l'objet de la proposition de la minorité III (Schneider Schüttel). [PAGE 2103]

Dans les deux cas, le vote a abouti au résultat de 12 voix contre 12, et c'est le désormais ancien président de la commission, M. Hausammann, qui a tranché en faveur du projet du Conseil fédéral.

Il est clair que si l'on fait quelque chose pour la recherche et la formation, on devrait faire la même chose pour les académies des sciences. C'est 1,1 million de plus, et nous vous recommandons sur ce point aussi de soutenir la proposition de la minorité III (Schneider Schüttel).

J'aborde brièvement deux autres points. Même si nous ne sommes pas encore dans la phase finale du débat, cela donne une indication pour le projet du Conseil fédéral: il est clair que nous soutiendrons la proposition de la minorité Bendahan en faveur d'une indemnité versée à la ville de Berne pour la culture.

Dès que l'on parle de la ville de Berne, il y a un drôle de climat. D'une part, systématiquement, dès qu'un sujet porte sur la ville de Berne, des gens de l'Office fédéral de la culture mettent en avant leur indépendance et affirment qu'ils sont libres d'affecter les crédits comme ils le souhaitent. Donc, on a déjà là un blocage. D'autre part, il y a un raisonnement d'une autre nature fait au Parlement par le Conseil fédéral. Et, comme nous avons décidé plusieurs fois d'aller dans cette direction, il faut maintenir le cap!

Enfin, dans le domaine du sport, il faut pallier le manque de crédit dans le cadre de CISIN 5 pour subventionner la construction des installations sportives en train d'être réalisées partout dans le pays. Simplement, il n'y a plus d'argent, mais on nous dit depuis quatre ans qu'il y aura un nouveau crédit. Malheureusement, il sera prêt en 2022. Pour 2020, 2021, personne ne touchera rien si on ne prévoit pas de solution transitoire, d'où les augmentations du budget qui vous sont proposées par la commission.