Pointet François · Nationalrat · 2019-12-18
Pointet François · Nationalrat · Waadt · Grünliberale Fraktion · 2019-12-18
Wortprotokoll
Le groupe vert'libéral salue la réponse du Conseil fédéral et s'en trouve renforcé dans sa vision des solutions à apporter à ce type de problèmes. Mais les organisations fédérales concernées se doivent de réévaluer la situation et les ressources à engager de manière constante et proactive.
Il est clair que des actes délictueux sont toujours choquants et qu'il faut continuer à agir pour les prévenir ou les combattre et punir leurs auteurs. Mais la caisse de résonance [PAGE 2333] apportée à certains événements spectaculaires ou répétitifs par les médias attise un sentiment d'insécurité qui n'est pas confirmé par les chiffres: la criminalité en Suisse se trouve sur une pente descendante, et ceci grâce au travail des acteurs du terrain à tous les niveaux.
La solution ne peut être de fermer les frontières, tout simplement car nous savons que c'est une cause perdue pour combattre la criminalité. Il faut laisser le génie local opérer et le soutenir par des appuis raisonnables, en fonction des ressources disponibles et de la situation. Et c'est comme cela que nous comprenons les réponses du Conseil fédéral.
Terminons en parlant d'actes orientés grand banditisme et qui préoccupent la Suisse romande: les attaques de transports de fonds. Ici aussi, ce n'est pas la fermeture des frontières qui aidera, mais des mesures techniques et organisationnelles. Nous attendons du Conseil fédéral une réaction forte en collaboration avec les cantons. Or on peut le dire, la réactivité du Conseil fédéral est dans le cas présent pour le moins timorée. Ce manque de réactivité alimente le sentiment d'insécurité et là, il est temps d'agir. Il est de la responsabilité des autorités fédérales de le faire.