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Français Olivier · Ständerat · 2020-05-06

Français Olivier · Ständerat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion · 2020-05-06

Wortprotokoll

Le tourisme est une activité économique non négligeable dans notre pays. Je crois que chacun le reconnaît, et c'est d'ailleurs pour cela que ce dossier a été ouvert dans les deux chambres, alors que le Conseil fédéral ne proposait rien de particulier. La situation est difficile, et on pourrait céder au chant des sirènes des différents acteurs, directs ou indirects, de ce milieu et se dire qu'on doit affecter les moyens nécessaires pour les aider.

L'entrée en matière a été approuvée par les deux chambres et la grande question à laquelle nous devons répondre aujourd'hui est celle de savoir si on va allouer 67 millions de francs ou 40 millions, voire zéro pour certains. Mais on n'en est pas là dans la discussion. Je ne vous cache pas que ce n'est pas mon cheval de bataille, mais, lors de ces différentes séances, j'ai pu observer le rôle de chacun.

Je vous conseille de lire le rapport du Conseil fédéral du 15 novembre 2017 sur la Stratégie touristique de la Confédération. Il est assez clair. Il donne les missions, de l'argent public, de l'argent de la Confédération, et il précise que cela se fait à titre subsidiaire. J'insiste bien: à titre subsidiaire. C'est donc à ce titre que nous pouvons agir.

Ce n'est pas de l'argent que nous donnons spécifiquement à Suisse Tourisme ou je ne sais qui, mais c'est le SECO qui soutient cette partie de l'économie, et je demande au Conseil fédéral de préciser si mon interprétation est juste. C'est en tout cas ce que je comprends à la lecture du rapport, en particulier de la fin. C'est donc le SECO qui prendra langue avec les différents acteurs pour faire la distribution des moyens alloués.

Et qu'est-ce qu'on veut faire au niveau stratégique? Au niveau stratégique - c'est en tout cas la discussion que nous [PAGE 257] avons eue -, on veut relancer le marché intérieur. La priorité numéro un, c'est la relance du marché intérieur. Progressivement, en fonction de l'évolution sanitaire à travers le monde et de la gestion de la pandémie, on pourra attaquer la deuxième phase de la stratégie, qui consiste à faire revenir les Européens dans notre pays. On pourra le faire lorsqu'on aura établi les conditions sanitaires nécessaires dans l'hôtellerie et la restauration pour pouvoir accueillir des gens des pays proches. Puis on pourra de nouveau étendre notre action; c'est la troisième priorité.

La priorité numéro un, tel qu'on a déjà pu le dire, c'est la relance du marché intérieur. Mettre 67 millions de francs sur la table - oui, 67 millions - alors que l'on entend les milieux concernés dire qu'il y a aujourd'hui encore assez d'argent, c'est quelque chose avec quoi j'ai un peu de peine. Je ne partage pas tout à fait l'opinion selon laquelle il ne faudra pas dépenser plus d'argent que ce qui est prévu; d'ailleurs nous voulons tous donner plus de moyens au SECO pour mener à bien la distribution financière, mais il faut rester raisonnable. Parce que notre mission initiale, de base, c'est la relance du marché intérieur. C'est avec cet argument que la minorité se présente à vous - la commission a tranché par 7 voix contre 6, cela s'est joué à pas grand-chose.

Cette mission est claire. Donc si nous donnons clairement la mission au Conseil fédéral de relancer le marché intérieur et si Monsieur le conseiller fédéral Maurer confirme mes propos, à savoir que c'est au SECO que revient la mission de distribuer l'argent, alors nous pourrons toujours discuter de la forme que doit prendre la distribution. Nous avons reçu des propositions de Gastrosuisse: 25 pour cent, 35 pour cent, 45 pour cent; ce n'est pas notre rôle de décider. Notre rôle est de donner des moyens financiers à la Confédération, en l'occurrence au service en charge de procéder à la distribution, ainsi que nous l'avons exprimé aujourd'hui.