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Bellaïche Judith · Nationalrat · 2020-06-08

Bellaïche Judith · Nationalrat · Zürich · Grünliberale Fraktion · 2020-06-08

Wortprotokoll

Mit der Tracing-App dürfen wir die Menschen nicht vor die Wahl stellen, sodass sie sich zwischen dem Schutz ihrer Gesundheit und dem Schutz ihrer Privatsphäre entscheiden müssen. Die Tracing-App ist eine einmalige Chance, ein technisches Hilfsmittel für die Eindämmung einer weiteren Infektionsquelle einzuführen. Gleichzeitig schwingen in der Bevölkerung Ängste vor staatlicher Überwachung mit. Diese Bedenken müssen wir ernst nehmen, wenn wir die Tracing-App zum Erfolg führen wollen, weshalb wir mit der Schaffung einer sauberen gesetzlichen Grundlage das Fundament für das Vertrauen der Bevölkerung legen.

Technisch gesehen ist die App so beschaffen, dass sie eine maximale Privacy vorsieht. Sie kann keine persönlichen Daten, Bewegungsdaten, Verhaltensmuster, geschweige denn Gesundheitsdaten speichern. Selbst wenn wir es wollten - sie kann es nicht, und das ist gut so. Wieso braucht es also ein Gesetz? Es ist nötig, weil wir die absolute Freiwilligkeit sicherstellen wollen. Das heisst, dass wir einerseits staatlichen Zwang, andererseits auch privaten Zwang zur Nutzung der App ausschliessen wollen - für jetzt, aber auch für später. Wir wollen keine Hintertüren, keine Kontrollen und keine Diskriminierung, auch nicht in Raten, und dafür reicht es eben nicht aus, dass die App per se, "by design", lupenrein ist, sondern auch die Rahmenbedingungen für die Anwendung müssen es sein. Es war die Aufgabe der Entwickler, eine State-of-the-Art-Technologie hervorzubringen, es ist jedoch unsere Aufgabe als Politiker, dafür zu sorgen, dass sie tatsächlich genutzt wird. Dazu gehört auch, Anreize für die Nutzung sowie die Befolgung der Verhaltensregeln zu setzen. Niemand sollte benachteiligt werden, wenn er die App nicht nutzt, und noch weniger, wenn er sie nutzt.

A tous ceux qui étaient scandalisés par le prétendu retard causé par l'élaboration de la base légale pour le lancement de l'application, permettez-moi de dire que mieux vaut lancer une application deux semaines plus tard avec l'approbation de notre population que deux semaines plus tôt sans celle-ci.

Face au nombre actuel d'infections qui est très faible, il est probable que la motivation à télécharger l'application soit également faible, et nous faisons bien de bénéficier de ce temps qui nous est offert pour améliorer les chances de cette application. Car pour ce lancement unique de l'application, la confiance de notre population sera essentielle, et nous ne pouvons pas nous permettre de flop. Nous ne pouvons pas prendre le risque d'introduire un système de surveillance ou de contrôle étatique sous prétexte d'endiguer la pandémie.

Bien sûr, il y a divers acteurs au sein de l'administration et aussi parmi nous, parlementaires, qui auraient de l'appétit pour davantage de données. Ils auraient préféré élargir le but de l'application et la collection de données à des fins [PAGE 747] d'analyse plus sophistiquée destinée à des conclusions éventuellement plus fiables. Bien sûr, du point de vue strictement scientifique, cela est défendable. Mais voilà, fréquemment c'est la confiance qui l'emporte sur la science, et pour cause: un coup d'oeil vers de nombreux pays asiatiques, voire même de l'autre côté de l'Atlantique, montre qu'une certaine méfiance est légitime. Cela est d'autant plus louable que ce sont justement les scientifiques qui se sont tant battus pour la protection des données.

Par ce même raisonnement, il nous faut résister au besoin de vérifier l'adhésion des gens à l'application. Comment, alors, allons-nous contrôler que les personnes se plieront aux instructions de comportement? La réponse est toute simple: nous ne le contrôlerons pas. L'application est un instrument d'autoresponsabilité, et elle doit le rester. Cette loi y veillera.

Par ailleurs, nos travaux parlementaires ont permis plusieurs compléments, voire améliorations, quant aux conditions d'utilisation de l'application qui inciteront davantage à la télécharger. Nous sommes particulièrement satisfaits par la proposition d'offrir gratuitement, à chacun, de se faire tester au coronavirus sur simple présentation du message de l'application. Cela facilitera l'élimination des alertes de faux positifs et, de ce fait, la méfiance des gens envers les conséquences potentiellement défavorables à leur égard.

Quant au courrier que nous avons tous reçu s'inquiétant que l'application menaçait économiquement nos entreprises si elles devaient mettre en quarantaine les employés présumés infectés, je n'y crois pas. Permettez-moi de vous dire qu'un employé présumé infecté est par-dessus tout un employé présumé contagieux. Nul employeur ne voudrait prendre le risque de le faire venir au travail. Le maintien du salaire d'un seul employé en quarantaine coûte nettement moins cher que de devoir fermer ses portes en raison d'une infection qui s'est répandue dans l'entreprise.

Nous soutenons donc la minorité Wasserfallen Flavia.

Die Schweiz hat mit dieser Tracing-App eine technologische Glanzleistung erschaffen. Sie hat das Potenzial, als weltweiter Standard für die digitale Unterstützung der Pandemiebekämpfung zu dienen. Unsere Schweizer Wissenschaftlerinnen und Wissenschaftler haben bemerkenswerte Arbeit geleistet. Nun müssen wir als Legislative nachziehen und ein ebenso vorbildliches Gesetz hervorbringen, das auf gegenseitigem Vertrauen beruht. Denn jetzt muss auch der Staat der Bevölkerung vertrauen und ihr Eigenverantwortung zutrauen. Die Beschaffenheit der App setzt zusammen mit der Beschaffenheit dieser gesetzlichen Vorlage einen Grundstein für die nachhaltige Digitalisierung in der Schweiz.

Ich danke Ihnen für Ihre Unterstützung.