Gmür-Schönenberger Andrea · Ständerat · 2020-06-09
Gmür-Schönenberger Andrea · Ständerat · Luzern · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP. · 2020-06-09
Wortprotokoll
Je me permets de donner une courte réponse à ma collègue Lisa Mazzone, parce que nous étions les deux à l'époque membres de la Commission des affaires juridiques du Conseil national, lorsque l'on a discuté de l'initiative populaire sur les multinationales responsables. Moi, je ne suis pas du tout d'accord avec ce qu'elle a affirmé en général, mais d'accord avec elle pour dire qu'on a vraiment passé des heures à essayer de trouver un contre-projet. On a vraiment tout essayé.
On a essayé je ne sais combien de fois de faire retirer l'initiative. Mais, finalement, je dois dire que je ne laisse pas des initiants me faire chanter. Parfois, j'avais presque l'impression que c'était vraiment du chantage. Tout le monde, j'en suis sûre à cent pour cent, veut de la justice pour les gens dans les pays du tiers monde, tout le monde veut vraiment aussi que les droits de l'homme soient respectés.
C'est pourquoi je suis très contente qu'on ait maintenant ce contre-projet, qui est finalement celui du Conseil fédéral. A ceux qui soutiennent le contre-projet de notre conseil - qui est en définitive le contre-projet du Conseil fédéral - et disent maintenant que c'est un mauvais contre-projet, je réponds que ce n'est pas juste. Il y a quand même un rapport à faire, il y a la diligence. En ce qui concerne la responsabilité, cela a toujours été possible et ce sera toujours possible.
Pour moi, la grande déception, c'est, je dois le dire honnêtement, le comportement des initiants; c'est aussi le comportement des gens qui disent maintenant que le contre-projet est nul. Il n'est pas nul! C'est vraiment le bon compromis. Je vous prie de dire oui à la proposition de la Conférence de conciliation.