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Baume-Schneider Elisabeth · Ständerat · 2020-06-17

Baume-Schneider Elisabeth · Ständerat · Jura · Sozialdemokratische Fraktion · 2020-06-17

Wortprotokoll

On a pu avoir le sentiment que ces deux propositions de minorité parlent de la même chose, créant par là même de la confusion. Qui[NB]plus[NB]est, quand on mentionne ce montant de 10 millions de francs - par rapport aux 28 milliards alloués au programme FRI -, on se dit qu'on a passé beaucoup de temps à essayer de désenchevêtrer la situation. En fait, la minorité II vise à mettre plus d'argent directement à la disposition des cantons, dans le cadre de cours bénéficiant très directement aussi aux personnes - la plupart du temps, aux personnes concernées par l'aide sociale.

Cela a été dit, le message dont on parle aujourd'hui est ambitieux à plus d'un titre, en matière de recherche, d'innovation, dans la perspective de consolider la position des hautes écoles, des entreprises, des instituts de recherche, des académies des sciences. Mais si l'on peut se réjouir de nos succès et de nos ambitions, je crois qu'il importe également d'être responsable et de promouvoir également l'égalité des chances ou l'égalité des résultats.

A ce titre, je peux mentionner quelques chiffres. On le sait - on l'observe -, actuellement, dans le cadre de la formation continue, au sein de la population âgée de 25 à 65 ans, seul 33 pour cent de celle-ci, en moyenne, suit des cours de formation continue. On peut se dire que ce n'est déjà pas mal. Mais ce 33 pour cent suit des cours lorsqu'il n'y a pas de titre du secondaire II, donc pas de CFC, alors que cette part est de 68 pour cent pour les personnes plus diplômées.

On parle aussi spécifiquement des compétences de base - cela a été dit dit tout à l'heure: c'est lire, écrire, calculer, maîtriser la langue du lieu où l'on vit, avoir également une maîtrise des technologies de l'information et de la communication, à savoir des TIC. Acquérir ces compétences de base est non seulement signe d'autonomie et de dignité, mais aussi d'intégration et de participation à la vie sociale.

On peut également mentionner un projet pilote qui a été développé avec certaines communes, certains cantons, via la CSIAS, avec le soutien des fondations telles la Paul-Schiller-Stiftung, la Ernst-Göhner-Stiftung, la Christoph-Merian-Stiftung, la UBS-Stiftung für Soziales und Ausbildung, ou encore la NBF Foundation. Dans ce cas, pour les bénéficiaires de l'aide sociale, participent les services sociaux de la ville de Bienne-Dietikon, il y a le Bezirk Dorneck à Soleure, [PAGE 562] Eschlikon, Glaris, Ittigen, le canton du Tessin ou encore Wohlen. Je ne vais pas tous les citer. On voit que la Suisse romande est absente de ces programmes.

Mais, on le sait, notamment par rapport au Covid-19, il sera d'autant plus nécessaire d'investir dans ces formations de base, parce que c'est uniquement quand on sait lire, écrire et calculer qu'on peut suivre d'autres formations continues. C'est donc vraiment la formation socle de base, comme elle s'appelle, qui permet ensuite de poursuivre des projets de formation.

Néanmoins, malgré toute la pertinence de ma proposition de minorité, je vais la retirer après m'être renseignée hier et que l'on m'a assuré - et je vois que M. Waber assiste aux débats - que si le blocage de crédits de 12 millions de francs visé à l'article 2 était levé, la somme serait ajoutée aux aides financières allouées aux cantons afin de soutenir la consolidation des structures et le développement de l'offre en matière de formation continue. Ces montants seraient donc directement dédiés aux cantons pour l'organisation des cours financés notamment par les assurances sociales, conformément aux dispositions de la loi sur l'assurance-chômage et de la loi sur l'assurance-invalidité, et dans le cadre d'autres soutiens.

Donc, je prends un petit risque, mais j'ai noté que la commission a apporté un soutien marqué à la proposition de renoncer au blocage de crédit. Les personnes bénéficiaires pourront recevoir un soutien qui sera vivement apprécié en cas de levée du blocage de crédit.

Quant aux associations, effectivement, elles jouent un rôle de promotrices lorsqu'il s'agit de toucher les publics cibles et de promouvoir des cours visant l'enseignement de compétences de base.