Cassis Ignazio · Bundesrat · 2020-12-03
Cassis Ignazio · Bundesrat · Tessin · 2020-12-03
Wortprotokoll
Permettez-moi tout d'abord de vous remercier pour cette discussion et de vous dire une chose: je suis fier d'avoir pu amener au Conseil fédéral une stratégie sur le Moyen-Orient, pour la première fois dans l'histoire de notre département, et d'avoir pu la faire adopter par le Conseil fédéral. Cela consolide la position du Conseil fédéral dans toute la région. Le Proche-Orient est l'une des trois sous-régions présentées dans la stratégie, que j'invite même les non-membres de la Commission de politique extérieure à lire puisque, et c'est cela la nouveauté dont vous me permettrez d'être fier, c'est une stratégie de tout le Conseil fédéral.
C'est donc une stratégie pour laquelle vous devez ressentir l'implication de tous les départements, puisqu'il y a des intérêts financiers, scientifiques, culturels, sociaux, etc. Cette implication large a pour but, comme nous l'avons fait pour la stratégie de politique extérieure de la Suisse, de donner de la cohérence à l'action du gouvernement. Les voyages des conseillers fédéraux sont des instruments de réalisation de cette stratégie, et c'est bien pour cela que j'ai voulu, par mon voyage, lancer la réalisation de cette stratégie dans, peut-être, l'endroit où la situation est la plus délicate de toute la région.
Vous avez raison, Monsieur le conseiller aux Etats Levrat: la chance m'a un peu aidé en ce qui concerne les dates retenues, car peut-être que, quelques semaines plus tard, cela n'aurait plus été possible.
Der Bundesrat hat im Oktober seine Mena-Strategie 2021-2024 verabschiedet. Die Strategie hält fest, dass die Förderung des Dialogs und eine verhandelte Lösung des[NB]Nahostkonflikts Prioritäten der Schweizer Aussenpolitik sind. In dieser Strategie legt der Bundesrat auch die Position der Schweiz zum Nahostkonflikt dar. Der Grund, warum die Fragen der Interpellation nicht ausführlich beantwortet wurden, liegt darin, dass sie in der Mena-Strategie und im UNRWA-Bericht für den UNRWA-Teil schon beantwortet sind.
Die Position des Bundesrates ist von Kontinuität[NB]bestimmt. Sie orientiert sich am Völkerrecht, an den international[NB]vereinbarten Parametern und an den Resolutionen des UNO-Sicherheitsrates. "Völkerrecht" ist das Kernwort der Orientierung des Bundesrates. Hier können wir noch lange Diskussionen führen. Wir führen sie auch tatsächlich im Zusammenhang mit Soft Law, wir diskutieren unter Einbezug des Parlamentes die Kandidatur für den UNO-Sicherheitsrat. Die Frage ist: Wie viel von den UNO-Resolutionen ist tatsächlich Völkerrecht? Diese Frage ist auch von der Weltgemeinschaft noch nicht abschliessend beantwortet worden. Die Position der Schweiz berücksichtigt die internationalen Entwicklungen der letzten Jahre. Dazu gehören zum Beispiel die Normalisierung der Beziehungen Israels zu den Vereinigten Arabischen Emiraten, zu Bahrain und zum Sudan.
Das Ziel bleibt eine Zweistaatenlösung mit zwei demokratischen Staaten, mit Israel und Palästina, die Seite an Seite in Frieden und innerhalb sicherer und anerkannter Grenzen leben. Dieses Ziel ist klar formuliert und in der Strategie auch dargelegt. Der Bundesrat hält in seiner Position an den sogenannten Endstatusfragen fest, für die es eine Lösung braucht. Diese sind in der Strategie auch explizit definiert. Diese Fragen betreffen Jerusalem, die palästinensischen Flüchtlinge und die zukünftigen Grenzen und die Sicherheit. Zu all diesen Fragen gibt es Vorgaben des Völkerrechts, das sich immer wieder weiterentwickelt. Das war mit ein Grund, warum wir im Detaillierungsgrad der Strategie nicht zu tief gehen wollten, sondern sagten, dass wir uns dem Völkerrecht anschliessen. Wenn sich das Völkerrecht entwickelt, schliessen wir uns dieser Entwicklung automatisch an.
Das EDA hat zu den verschiedenen Teilfragen detaillierte Ausführungen veröffentlicht. Sie finden diese auf der Website des Departementes. Die Position des Bundesrates stützt sich auf diese Ausführungen. Der Bundesrat betont aber auch, dass es letztlich an den Parteien ist, sich auf eine Verhandlungslösung zu einigen. Nur bei einer verhandelten Lösung ist ein palästinensischer Staat lebensfähig. Es kann nicht Aufgabe der Schweiz sein, das Ergebnis solcher Verhandlungen vorwegzunehmen. Die Schweiz kann und soll hingegen eine aktive Rolle darin spielen, dass Israel und die Palästinenser an den Verhandlungstisch zurückkehren. Mit einer ausgewogenen und konstruktiven Nahostpolitik schaffen wir die Voraussetzung dafür, die guten Dienste der Schweiz zum Tragen zu bringen. Das war meine Hauptmission auf dieser Reise.
Comme vous le savez, en effet, je suis revenu avant-hier d'un voyage au Proche-Orient, mon premier voyage dans la région depuis l'établissement de la stratégie du Conseil fédéral. Et le voyage me l'a confirmé: la Suisse entretient de très bonnes relations avec les deux parties. Elle est perçue comme une interlocutrice crédible. Tant Israël que les Palestiniens ont explicitement salué mon offre de mettre à disposition les bons offices de la Suisse. Des actions vont suivre.
Le droit international reste naturellement l'épine dorsale de la politique de la Suisse au Moyen-Orient, et nous appelons toutes les parties à remplir leurs obligations à cet égard, y incluse la non-occupation de territoires occupés. J'ai passé ce message aux deux parties durant ma visite. J'ai fait part à mes interlocuteurs israéliens de notre soulagement face à la suspension du projet d'annexion de la Cisjordanie. Je leur ai parlé de nos attentes quant au fait que cette suspension devait être définitive. J'ai également appelé mes interlocuteurs palestiniens à respecter leurs obligations en vertu des droits de l'homme, notamment la liberté d'expression et de réunion. Nous avons aussi longuement parlé du conflit interpalestinien et des voies pour trouver une solution à ce dernier, qui constituent une condition pour pouvoir aller de l'avant dans la résolution du conflit israélo-palestinien.
Permettez-moi de finir en rappelant que le Conseil fédéral vient de renouveler la contribution de 20 millions de francs par an à l'UNRWA. Il l'a fait pour deux ans, vous l'avez correctement relevé, Monsieur le conseiller aux Etats Sommaruga. Nous l'avons fait afin de suivre au plus près les réformes de gestion que l'agence a commencé à mettre en oeuvre.
Notre contribution doit également servir à l'inclusion professionnelle des réfugiés, un sujet sur lequel j'ai insisté lors de ma récente rencontre avec le commissaire général Philippe Lazzarini, qui a remercié la Suisse pour le maintien de son soutien pour deux ans et indiqué qu'il comprenait très bien sa volonté de suivre de près les réformes en cours dans cette agence. [PAGE 1210]