Buffat Michaël · Nationalrat · 2020-12-16
Buffat Michaël · Nationalrat · Waadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2020-12-16
Wortprotokoll
Au nom de la minorité de la commission, je vous invite à donner suite à l'initiative parlementaire Frehner, reprise par notre collègue Glarner.
La politique d'asile de notre pays nous coûte énormément en termes budgétaires. C'est pourquoi notre ancien collègue Frehner propose de modifier la loi sur l'asile, afin que les demandes puissent être déposées uniquement à un poste-frontière ou à un poste de contrôle d'un aéroport suisse. Il demande que l'alinéa 1 de l'article 21 de la loi sur l'asile soit abrogé. Il demande de rajouter trois alinéas à l'article 5, prévoyant: tout d'abord, qu'une personne entrée illégalement en Suisse soit exclue de la procédure d'asile; et ensuite que le requérant qui n'a pas déposé sa demande à la frontière soit renvoyé dans un autre pays, par lequel il est arrivé.
Quiconque entre en Suisse depuis un pays voisin pour demander l'asile le fait par choix de confort, car il a transité avant dans un pays où sa vie n'était pas en danger et où il aurait très bien pu rester. Choisir le pays où déposer sa demande d'asile n'est pas un droit. Seul le principe de ne pas refouler une personne dans un pays où sa vie n'est pas protégée doit être appliqué.
Le droit international laisse les pays libres d'appliquer les politiques qu'ils jugent utiles et tiennent pour justes. La personne qui veut déposer une demande d'asile dans notre pays peut le faire au poste-frontière, sans forcément venir à l'intérieur de notre pays. En effet, les pays qui nous entourent ne menacent pas la personne en question. Elle n'a pas besoin pour cela d'entrer sur notre territoire.
D'après le Corps des gardes-frontière, 80 pour cent des personnes arrêtées pour entrée illégale en Suisse arrivent en train depuis l'Italie. Cela ne sert à rien de les faire entrer, puis, dans la plupart des cas, de les faire retourner ensuite en Italie, conformément à la procédure Dublin.
C'est pourquoi je vous prie de donner suite à l'initiative parlementaire Frehner.