Carobbio Guscetti Marina · Ständerat · 2021-03-08
Carobbio Guscetti Marina · Ständerat · Tessin · Sozialdemokratische Fraktion · 2021-03-08
Wortprotokoll
Dans le cadre d'une audition, qui a eu lieu le 29 janvier dernier, avec le conseiller fédéral Berset, le président de la Conférence suisse des directrices et directeurs cantonaux de la santé et des représentants de l'administration, la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique de notre conseil s'est penchée sur la situation sur le front de la lutte contre l'épidémie de Covid-19. Pendant cette audition, nous avons aussi discuté des conséquences à long terme de l'infection par le Covid-19 sur la santé des personnes touchées, et nous avons décidé, par 5 voix contre 2 et 3 abstentions, de déposer le postulat dont nous discutons aujourd'hui.
Le postulat vise à garantir aux personnes atteintes de "Covid long" un traitement et une réadaptation appropriés. Il s'agit concrètement de charger le Conseil fédéral de présenter un rapport au sujet de la prise en charge des patients subissant des séquelles à long terme à la suite d'une infection au coronavirus. Le Conseil fédéral devra en particulier indiquer comment seront financés les programmes de traitement du "Covid long".
Ce n'est en aucun cas un débat mineur que nous abordons aujourd'hui avec le postulat proposé par la commission. Le Conseil fédéral le reconnaît dans sa réponse et il partage la préoccupation de la commission selon laquelle le "Covid long" est une question importante.
Dans le même avis, le Conseil fédéral conclut qu'il ne faut pas adopter le postulat.
Ce qui différencie la position de la commission de celle du gouvernement est la question de savoir si et comment la politique doit s'attaquer à cette nouvelle maladie qui peut avoir des conséquences à long terme sur la santé des personnes et, pour certaines, des répercussions sur leur vie quotidienne ou leur capacité à travailler. Il y a de plus en plus d'indications claires selon lesquelles il y a des patients qui ont de graves limitations ou problèmes de santé même trois ou six mois après avoir été infectés par le Covid-19.
Le Covid-19, qui selon les dernières découvertes pourrait toucher plusieurs centaines de milliers de personnes en Suisse et avoir des conséquences à long terme pour certaines d'entre elles, est un problème de santé publique d'importance nationale ayant donc des implications pour le système de santé de notre pays. A cet égard, je voudrais mentionner l'étude de cohorte zurichoise qui est en train d'être réalisée dans le cadre du programme "Corona Immunitas" et qui est aussi mentionnée dans l'avis du Conseil fédéral.
Die ersten Resultate dieser Studie zeigen, dass rund ein Viertel der an Covid-19 Erkrankten über Langzeitfolgen klagt. Insgesamt 26 Prozent der an Covid-19 Erkrankten gaben an, sich sechs Monate nach der Infektion noch nicht ganz erholt zu haben. Als häufigste Beschwerden nannten die Betroffenen starke Müdigkeit, Kurzatmigkeit, Husten und[NB]Symptome einer mindestens leichten Depression oder Angststörung. Mindestens jeder zehnte dieser Long-Covid-Betroffenen befindet sich noch in einem schlechten Gesundheitszustand und ist im Alltag sehr eingeschränkt. Gemäss Professor Puhan, dem Verantwortlichen für diese Kohortenstudie, gibt es das Risiko von Langzeitbeschwerden sowohl nach einem schweren als auch nach einem leichten Verlauf.
Die Weltgesundheitsorganisation spricht bei Long Covid von einer Public-Health-Problematik. Das Virus und seine Folgen werden das Gesundheitswesen noch länger beschäftigen. Deshalb ist es für die Versorgungsplanung wichtig, die Entwicklung der Long-Covid-Betroffenen zu kennen. Genau dies wollen wir mit diesem Postulat erreichen: sowohl das Monitoring der Langzeitfolgen, zusammen mit Akteuren aus dem Gesundheitswesen, aus der Forschung, von Versicherungen und von Fachgesellschaften, als auch die Sicherstellung der Behandlungs- und Therapieprogramme.
Die Spitalbehandlung und die Behandlungen in Akutsituationen zuhause und ambulant werden zwar schon heute finanziert. Problematisch ist aber die Langfristperspektive, also die Rehabilitation und die Behandlung von Langzeitfolgen bei Personen, die an Covid-19 erkrankt sind.
Die Kommission anerkennt die wichtige Arbeit und die Arbeitsbelastung des BAG. Letztere hat durch die Pandemie erheblich zugenommen. Allerdings trägt die Forderung nach einem Bericht sowohl der aktuellen Überlastung Rechnung - der Bericht ist erst innerhalb von zwei Jahren nach seiner[NB]Verabschiedung vorzulegen - als auch der Notwendigkeit, die Entwicklung dieser Krankheit zu beobachten, die bestmöglichen Therapie- und Rehabilitationsprogramme zu entwickeln und so Folgekosten für die Sozialversicherungen, insbesondere die Invalidenversicherung, zu vermeiden.
Es gibt in der Tat eine grosse Verunsicherung mit Blick auf die Fragen der Übernahme der Kosten für Langzeiterkrankungen, nicht nur bei den Kranken, sondern auch bei den Arbeitgebern. Deshalb sind ein Monitoring oder eine Überwachung der Langzeitfolgen von Covid-19-Patienten und damit ein Bericht durch die Bundesbehörden wichtig.
Ich bitte Sie, das Postulat anzunehmen.