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AB 277813

Carobbio Guscetti Marina · Ständerat · Tessin · Sozialdemokratische Fraktion · 2021-03-08

Wortprotokoll

J'ai l'occasion, aujourd'hui, d'intervenir plusieurs fois, je ne sais pas si ce sera la dernière. Excusez-moi, mais je n'aurais pas pensé que tous les objets me concernant allaient figurer au programme aujourd'hui!

Dans tous les cas, nous allons discuter d'un thème important, à savoir le thème de la pauvreté. En 2018 déjà, 7,9 pour cent de la population en Suisse, soit environ 660[NB]000 personnes, étaient touchées par la pauvreté. Une personne sur huit a eu des difficultés financières. Le taux de pauvreté de la population active s'élevait à 3,7 pour cent, soit environ 130[NB]000 personnes. Aussi, 5,6 pour cent des personnes ont été touchées par des privations matérielles, et la plupart des privations matérielles en Suisse étaient liées à des difficultés financières. Par ailleurs, 20,7 pour cent de la population n'était pas en mesure de faire face à une dépense imprévue de 2500 francs en un mois, et 8,8 pour cent a eu au moins un paiement en retard.

Déjà en 2019, donc avant la crise, la pauvreté en Suisse avait augmenté et touchait 8,7 pour cent de la population. Si nous analysons les chiffres que j'ai cités, nous voyons qu'il y a déjà eu une évolution qui a fait augmenter la pauvreté, malheureusement, entre 2018 et 2019. Il est clair qu'avec la crise sanitaire, sociale et économique que nous connaissons maintenant, ces chiffres augmenteront encore.

Au début du mois de mai de l'année passée, j'ai déposé une requête afin d'établir un plan de lutte contre la pauvreté au moment où nous sortions de la première vague de la pandémie. Mais maintenant nous voyons tous que la situation devient de plus en plus difficile, tant pour les entreprises que pour les travailleurs, en particulier pour ceux qui vivent déjà au seuil de la précarité.

Les conséquences sociales de la crise du coronavirus sont donc loin d'être terminées. Le chômage atteint un niveau record. Les gens qui n'ont plus de travail ou qui risquent de le perdre voient leur nombre augmenter. Voilà pourquoi il faut vraiment prendre des mesures maintenant pour faire face à la crise.

Les mesures sanitaires contre le Covid-19 touchent particulièrement les personnes à faible revenu. De nombreuses personnes salariées ou indépendantes sont en difficultés. Il est [PAGE 133] vrai, comme le disait la rapporteuse, que le Parlement, avec le Conseil fédéral, a déjà décidé de mesures importantes. Mais ces mesures ne sont pas suffisantes pour répondre aux personnes qui vivent en situation de précarité. La Conférence suisse des institutions d'action sociale estime également que le secteur de l'aide sociale doit se préparer à une forte augmentation du nombre de cas à moyen terme. Elle calcule une augmentation de 21 points de pourcentage jusqu'en 2022 par rapport à 2019. A l'aide sociale, cela engendrerait des coûts de l'ordre de 800 millions de francs.

Depuis le début de la crise sanitaire, beaucoup d'organisations non gouvernementales suisses qui s'occupent de la crise ont dénoncé le risque d'augmentation de la pauvreté. Par exemple, en novembre dernier, Caritas demandait l'introduction d'un paiement direct et une augmentation des allocations de chômage partiel. En ce qui concerne ces dernières, nous avons eu une réponse de la politique, donc de nous, du Parlement et du Conseil fédéral. Mais ce n'est pas le seul moyen pour aider des personnes en difficultés et vivant au seuil de la pauvreté.

Il est donc nécessaire de réfléchir sur la question de la pauvreté, pas seulement au niveau cantonal - même s'il est vrai, comme cela a été dit, qu'il s'agit d'une compétence cantonale -, mais aussi au niveau national. Voilà donc pourquoi je[NB]demande d'avoir un plan d'action qui soit discuté et préconisé soit par la Confédération, soit par les cantons, et élaboré en collaboration entre la Confédération et les cantons.

La pandemia ha reso visibile a tutti - se ce n'era ancora bisogno - la povertà che abbiamo nel nostro paese. Ha reso visibili persone che vivono ai margini della società, in situazioni difficili, ma ha anche reso visibile che ci sono persone che, nonostante abbiano un lavoro, arrischiano di perderlo e trovarsi in situazioni di difficoltà.

Tra le persone più colpite dalla crisi troviamo proprio le donne. Recentemente, l'Ufficio federale di statistica ha indicato dei dati molto preoccupanti: il tasso di disoccupazione fra le giovani donne, che hanno tra i 15 e 24 anni, è passato dal 7,2 per cento nel 2019 al 8 per cento nel 2020. La povertà che tocca le fasce più vulnerabili, le donne e i giovani, è preoccupante. Quindi è necessario agire prontamente per evitare che i danni siano ancora maggiori, per evitare ad esempio a questa generazione di donne di sopportare per tutto l'arco della vita le ripercussioni negative della crisi.

Certo, come è stato ricordato prima dalla signora Häberli-Koller a nome della commissione, tanti passi sono stati fatti, tante misure sono state prese, in particolare, ricordiamolo, il lavoro ridotto o gli aiuti alle aziende per evitare perdite di posti di lavoro o fallimenti. Ma per i più vulnerabili queste misure non bastano. Ecco perché è giunto il momento di chinarsi sul piano d'azione contro la povertà.

Vi invito quindi a sostenere la mia mozione, quindi la proposta di minoranza.