Wehrli Laurent · Nationalrat · 2021-05-05
Wehrli Laurent · Nationalrat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion · 2021-05-05
Wortprotokoll
Ce sujet étant évidemment et naturellement émotionnel, il convient de revenir à l'objectif central de cette initiative et de ce contre-projet du Conseil fédéral: sauver des vies. Je suis persuadé que nous souhaitons toutes et tous sauver des vies. L'initiative et le contre-projet que nous étudions aujourd'hui y contribuent directement et, en ce sens, doivent être soutenus.
Permettez-moi tout d'abord de féliciter et de saluer l'engagement de la Jeune chambre internationale Riviera et de ses homologues des autres régions, et de les remercier d'avoir réussi le pari de réunir les signatures suffisantes pour replacer ce sujet dans le débat politique, afin de renforcer les mesures prises ces dernières années et mises en oeuvre notamment par Swisstransplant, dont je salue également l'engagement.
Toutes les mesures prises ces dernières années, bonnes en tant que telles, ont démontré néanmoins leur limite. J'ai eu l'occasion, comme d'autres collègues actuels et anciens, tel Laurent Favre, actuellement conseiller d'Etat du canton de Neuchâtel, d'intervenir à plusieurs occasions, ici au Parlement et ailleurs, pour renforcer la communication, les incitations, la simplification des procédures, etc. Quelques réponses ont été apportées, comme, par exemple, l'information systématique dans les écoles de recrues. Mais les derniers chiffres, déjà largement évoqués ce jour, sont hélas plus que clairs: moins de dons, plus de personnes en attente, plus de morts parce que ces personnes n'ont pas pu obtenir à temps l'organe dont elles avaient besoin.
Alors il est temps d'inverser les modalités mises en oeuvre jusqu'à aujourd'hui. Plusieurs pays, dont plusieurs pays européens et chrétiens, ont déjà fait le pas et ont vu la situation au niveau du don d'organes s'améliorer, avec comme heureuse conséquence des vies sauvées, ce qui est, rappelons-le, notre objectif à tous.
Les modalités proposées dans cette initiative - reprises et précisées dans le contre-projet - sont simples et respectueuses de la volonté de chacune et de chacun. La personne qui ne souhaite pas donner un organe aura toute possibilité de le signaler et d'inscrire cette volonté dans un registre national. En cas de doute, et si nécessaire, les proches pourront encore intervenir. Ces modalités permettront surtout d'assurer plus simplement ce moment si délicat de la fin de vie et du don d'organes.
Permettez-moi encore une touche personnelle. En tant que président des pompiers suisses et en tant que chrétien, je soutiens pleinement ces modalités et vous incite à en faire de même afin qu'ensemble, nous puissions renforcer l'atteinte de notre objectif commun, à savoir sauver des vies.