Cassis Ignazio · Bundesrat · 2021-06-08
Cassis Ignazio · Bundesrat · Tessin · 2021-06-08
Wortprotokoll
Mit der von Ihnen eingereichten Interpellation 21.3298 verlangen Sie die Rückführung von zwei minderjährigen Schweizerinnen, die sich in einem syrischen Lager befinden. Der Bundesrat hält an seinem Entscheid vom 8. März 2019 fest. Der Schutz und die Sicherheit der Schweizer Bevölkerung haben Vorrang vor individuellen Interessen. Die Bundesbehörden sorgen dafür, dass der Entscheid vom 8. März umgesetzt wird. Bei Minderjährigen kann eine Rückführung von Fall zu Fall im Interesse des Kindes erwogen werden. Wie Sie auch wissen, tun wir das im Fall der zwei Mädchen sehr gründlich und sorgfältig.
Des exemples concrets montrent qu'il est possible de rapatrier des enfants des camps syriens seuls, mais avec le consentement de la mère ou pour des raisons humanitaires. Les raisons humanitaires ne sont pas réunies selon le Syrian Democratic Council qui doit donner son accord pour le rapatriement. La mère a jusqu'à maintenant toujours refusé de donner son consentement.
Der Bundesrat rät dringend von privaten Bemühungen zur Rückführung der Mädchen ab, da Reisen in diese Region mit zahlreichen Risiken verbunden sind.
Dans ce contexte, le département travaille sur une stratégie qui a deux piliers principaux. Le premier est axé sur le renforcement de la relation entre les pères et leurs filles afin de les encourager à rentrer en Suisse. Le deuxième consiste en l'amélioration des conditions de vie des filles. Rappelons qu'une des filles est une adolescente de 16 ans et qu'en droit syrien elle est déjà majeure. La deuxième fille est plus petite, elle a autour des dix ans.
L'amélioration des conditions de vie s'est manifestée, par exemple, par le transfert de la famille du camp d'Al-Hol, connu pour ses conditions de détention très difficiles, au camp de Roj, qui est lui mieux organisé, sur le plan du soutien médical, pour traiter les problèmes de santé de la fille aînée, ainsi que pour les visites d'un émissaire sur place.
Pour ce qui est des relations pères-filles, celles-ci ont dû être restaurées et doivent encore être renforcées. Ceci nécessite du temps. La mise en place, depuis plusieurs mois, d'entretiens téléphoniques réguliers entre les pères et leurs filles a déjà permis de développer un lien filial et d'obtenir l'accord de principe de la fille aînée pour un retour en Suisse, mais pas sans ses soeurs ni sa mère.
Différentes options ont été explorées afin d'intensifier le lien pères-filles. L'option la plus réaliste, dans le cas présent, serait d'envisager une rencontre entre les pères et leurs filles. Le DFAE est prêt à délivrer en tout temps les documents nécessaires au rapatriement des enfants si les pères s'adressent à notre département et si les conditions mentionnées pour un rapatriement sont remplies.