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Addor Jean-Luc · Nationalrat · 2021-09-21

Addor Jean-Luc · Nationalrat · Wallis · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2021-09-21

Wortprotokoll

Quelques mots d'abord sur le contexte de l'objet dont nous parlons[NB]maintenant. Vous savez certainement qu'en raison du Covid-19, le WEF a décidé d'organiser ses assises annuelles à Singapour cette année. Ce dont nous parlons, c'est donc de l'avenir, de ce qui va se passer au cours des années 2022 à 2024. Toujours en ce qui concerne le contexte: nous parlons de l'engagement de l'armée et de la participation de la Confédération aux frais de sécurité de cette manifestation.

Il est utile de savoir que le WEF a décidé d'augmenter sa participation à ces frais de sécurité, ce qui a pour conséquence de permettre à la Confédération, de son côté, de réduire ses coûts, sa participation passant de trois huitièmes à deux huitièmes seulement. La participation de la Confédération complète la participation du WEF et celles du canton des Grisons et de la commune de Davos.

Pourquoi cette affaire doit-elle passer devant le Parlement? D'abord - c'est l'objet du premier des deux arrêtés sur lesquels nous devons nous prononcer - parce que l'engagement prévoit d'englober plus de 2000 militaires. Il s'agit d'un maximum de 5000 militaires. La deuxième raison - c'est l'objet du second arrêté sur lequel nous devons nous prononcer - c'est que nous sommes appelés à voter sur un crédit d'engagement de 7,65 millions de francs, qui concerne le Département fédéral de justice et police. Encore une fois, nous parlons de la période 2022 à 2024.

J'aimerais dire un mot sur les coûts de l'engagement de l'armée. Les unités militaires qui sont concernées effectuent en principe leurs cours de répétition. Cet engagement ne provoque donc pas de frais supplémentaires à prélever sur le budget du Département de la défense, de la protection de la population et des sports.

Parler du WEF, c'est évidemment déchaîner toute une série de passions. Je vous épargne les détails des discussions sur ce point qui ont eu lieu en commission. Il a notamment été question de la transparence des coûts, du moment que le WEF est une fondation privée. Une proposition avait été déposée afin de suspendre l'examen de cet objet jusqu'à ce que l'on en sache plus à ce propos. Cette proposition a été rejetée, par 16 voix contre 7.

En fait, on commence tout de suite à faire un peu de philosophie, pour ne pas dire d'idéologie. On peut parler de mondialisme ou de toutes sortes de choses, mais ce qui nous importe, ce qui doit nous importer - c'est l'avis de la majorité de la commission -, c'est l'intérêt de la Suisse. Or la majorité de la commission est d'avis que l'intérêt de la Suisse, eu égard à sa réputation internationale, à son influence sur la scène internationale, au maintien de son statut de lieu de rencontre, y compris pour les grands de ce monde, est de se donner les moyens de maintenir cette manifestation en Suisse afin qu'elle n'ait pas lieu à l'autre bout du monde.

La commission a accepté l'entrée en matière, par 16 voix contre 4 et 3 abstentions. Des majorités identiques se sont systématiquement formées, d'abord pour approuver le premier arrêté fédéral, qui porte sur l'engagement de l'armée en service d'appui en faveur du canton des Grisons dans le cadre des mesures de sécurité, et ensuite pour approuver le second arrêté fédéral, qui porte sur la participation de la Confédération au financement des mesures de sécurité prises pour les rencontres annuelles du Forum économique mondial 2022 à 2024.