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Cassis Ignazio · Bundesrat · 2022-03-10

Cassis Ignazio · Bundesrat · Tessin · 2022-03-10

Wortprotokoll

Les discussions d'aujourd'hui montrent tout l'intérêt du Parlement pour le mandat de la Suisse au Conseil de sécurité de l'ONU. Evidemment, le Conseil fédéral salue cet intérêt.

Je vous l'ai dit tout à l'heure: durant ces deux dernières années, nous avons passé notre temps, dans les Commissions de politique extérieure, non pas à discuter sur le fait de savoir si la Suisse devait y participer, mais sur le fait de savoir comment la Suisse allait s'organiser, avec quel type de processus décisionnel et à quel niveau quelle décision devrait être prise. Ce sujet a fait l'objet de questions dans le débat de ce matin, lors de la session extraordinaire.

Cette motion se réfère aux mesures coercitives adoptées par le Conseil de sécurité en conformité avec le chapitre VII de la Charte de l'ONU. Cela n'arrive que rarement, comme l'a rappelé justement le conseiller national et président de la Commission de politique extérieure du Conseil national Franz Grüter. Ceci a été le cas pour la Corée en 1950, lors de la crise du Golfe en 1990 et lors de la crise en Libye en 2011, il y a donc onze ans. Evidemment que, quand cela arrive, des décisions importantes sont prises et qu'une grande attention doit être portée à ces décisions.

C'est la raison pour laquelle nous avons souhaité, que le Conseil fédéral a souhaité - et le Parlement était d'accord avec cela -, que ces décisions soient prises au niveau du Conseil fédéral, après avoir consulté les présidents des Commissions de politique extérieure du Conseil national et du Conseil des Etats. Donc, ce sont vraiment des cas très rares, parce que l'autorisation de l'utilisation de la force, dans la logique onusienne, est une mesure de dernier recours.

Les régimes de sanctions sont également autorisés et prolongés en lien avec le chapitre VII. Voilà le deuxième chapitre qui est très important. Le dernier régime de sanctions a été créé en 2017 pour le Mali. Evidemment que cette décision aurait la même importance que la première, une intervention militaire, et serait également prise par le Conseil fédéral après avoir consulté les présidents des commissions parlementaires compétentes, comme cela a été souhaité par le Parlement au cours des deux dernières années. [PAGE 338]

Die Charta der UNO sieht in erster Linie eine friedliche Konfliktlösung vor. Die friedliche Konfliktlösung steht in der UNO auch im Sicherheitsrat immer im Vordergrund, auch wenn die Ereignisse der letzten Wochen pessimistisch stimmen. Die Erfahrung zeigt, dass im Fall von neuen Zwangsmassnahmen die Fristen zwischen der Vorlage für eine Resolution und der Abstimmung meistens sehr kurz sind und zwei oder höchstens drei Tage betragen. Wichtig ist, dass unsere Handlungsfähigkeit während der Mitgliedschaft gewährleistet ist. In diesem Sinn hat der Bundesrat Ende letzten Jahres in Absprache mit den Aussenpolitischen Kommissionen die Modalitäten für den Miteinbezug des Parlamentes festgelegt.

Wenn der Sicherheitsrat eine militärische Intervention oder ein neues Sanktionsregime beschliessen will, werden - Sie haben es gehört - die Präsidenten der APK zur Schweizer Position konsultiert. So ist es auch im Parlamentsgesetz vorgesehen. Damit bringen wir das Bedürfnis nach Reaktionsfähigkeit mit der verfassungsmässigen Aufgabenteilung in Einklang. Während es bei den eigentlichen Entscheiden im Sicherheitsrat schnell gehen kann, zeichnen sich wichtige Krisensituationen meist länger im Voraus ab; das war auch im aktuellen Ukraine-Konflikt nicht anders. In solchen Fällen würde der Bundesrat die APK an jeder Sitzung über die Lageentwicklung und die mögliche Befassung damit im Sicherheitsrat informieren.

Der Bundesrat ist sich der Verantwortung, die eine Einsitznahme im Sicherheitsrat mit sich bringt, durchaus bewusst; das habe ich heute Morgen darzulegen versucht. Die Schweiz ist bereit, diesen Schritt zu tun: mit Demut, mit Vorsicht, mit guter Vorbereitung. Auf die Einsitznahme im Sicherheitsrat bereiten wir uns deshalb minutiös vor.

Etwas habe ich heute Morgen nicht gesagt: Sollten wir im Juni gewählt werden, beginnt ab Oktober eine Anlaufphase. Wir sind dann ohne Stimmrecht, aber doch schon im Spiel. So können wir "üben", bevor es dann richtig losgeht.

Wir befürworten den Einbezug des Parlamentes. Gleichzeitig müssen wir verhindern, dass unsere Entscheidungsprozesse verlangsamt werden und wir so im Sicherheitsrat nicht rechtzeitig Stellung beziehen können. Bei Annahme der Motion wäre aber genau das der Fall.

Aus diesem Grund empfiehlt Ihnen der Bundesrat die Motion zur Ablehnung.