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Carobbio Guscetti Marina · Ständerat · 2022-03-17

Carobbio Guscetti Marina · Ständerat · Tessin · Sozialdemokratische Fraktion · 2022-03-17

Wortprotokoll

Ringrazio il Consiglio federale per la risposta alla mia interpellanza che, come lo ha detto il presidente, mi accontenta solo parzialmente e spiegherò in seguito il perché.

Intervengo perché il tema della lotta al cancro e alle malattie tumorali è importante. Come lo indicano gli studi in materia e i dati rilevati dall'Ufficio federale di statistica e dal Registro dei tumori, il numero dei malati di cancro continua ad aumentare, anche a causa dell'invecchiamento della popolazione.

Grazie alle nuove terapie e alle diagnosi più precoci, fortunatamente, le possibilità di sopravvivenza aumentano. Questo si riflette nel numero delle persone che sopravvivono e vivono dopo aver contratto il cancro. Secondo le proiezioni saranno più di mezzo milione nel 2030. Ciò implica molte sfide per i prossimi anni, dall'impatto socioeconomico alle difficoltà di reinserzione nel mondo del lavoro. Perché per certe persone non è facile, e dopo le terapie non tutti possono riprendere la stessa attività lavorativa di prima. C'è anche la presa a carico medico-sanitaria delle persone guarite.

Sfide così complesse devono essere affrontate con una coordinazione tra tutti gli attori ma, a mio parere, anche con il sostegno e il coordinamento della Confederazione e dei cantoni.

L'Organisation mondiale de la santé recommande à ses membres de mettre en oeuvre un plan national contre le cancer. L'Union européenne s'est dotée l'année passée du Plan européen pour vaincre le cancer. Une intervention cohérente est indispensable pour éviter une augmentation massive [PAGE 227] des décès liés au cancer, qui risque de devenir la principale cause de mortalité en Europe d'ici à 2035.

Mais la Suisse n'a plus de stratégie nationale contre le cancer, car celle-ci s'est terminée en 2020. Les organisations actives dans la prise en charge des malades du cancer poursuivent les efforts de coordination au sein du réseau Oncosuisse Forum, auquel la Confédération et les cantons ne participent pas.

Comme je l'ai dit, seule une collaboration avec une perspective à long terme et bien coordonnée entre tous les acteurs, y compris la Confédération et les cantons, permet de bien relever ces défis très importants: des défis en matière de prévention, de traitement, de sécurité et de qualité des soins, de recherche et même d'enregistrement des maladies oncologiques. A mon avis, et je le dis aussi dans mon interpellation, la Suisse a besoin d'un plan d'action national contre le cancer.

Dans son avis, le Conseil fédéral reconnaît l'importance de l'enregistrement des cancers et du registre national du cancer et le fait qu'il revêt une grande importance pour la politique de santé, afin que le choix de la politique de santé puisse à l'avenir s'appuyer sur des bases de données fiables concernant les maladies oncologiques. De mon point de vue, il faut accorder une priorité à l'enregistrement des cas de cancer, mais des questions sont encore ouvertes.

Je vais donc poser, si vous le permettez, Monsieur le conseiller fédéral, encore quelques questions, auxquelles vous pourrez peut-être répondre dans votre intervention, qui font suite aux réponses que vous avez données dans votre avis relatif à mon interpellation.

Face à l'urgence d'agir, vu l'augmentation du nombre de cas de cancer, le Conseil fédéral ne juge donc pas nécessaire que la Confédération et les cantons relèvent les défis de la lutte contre le cancer de manière stratégique, en collaboration avec les acteurs concernés. Dans son avis, le Conseil fédéral renvoie notamment à la stratégie nationale Prévention des maladies non transmissibles, qui court jusqu'en 2024. La prévention spécifique du cancer n'y est toutefois que peu prise en compte. Je demande donc au Conseil fédéral comment il entend mettre en oeuvre, à l'avenir, des mesures importantes de prévention spécifiques à ces maladies.

Enfin, dans son avis, le Conseil fédéral nous explique que les principaux défis de la lutte contre le cancer sont déjà couverts par d'autres stratégies. Je me demande alors, comment il envisage de relever les défis que sont le dépistage précoce du cancer et le suivi des survivants du cancer, qui ne sont pas couverts aujourd'hui.

Si vous pouviez, Monsieur le conseiller fédéral, répondre à cette question sur un thème que j'estime être très important du point de vue de la santé publique et de celui des personnes concernées et de la société en général, je vous en remercie.