Page Pierre-André · Nationalrat · 2022-06-14
Page Pierre-André · Nationalrat · Freiburg · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2022-06-14
Wortprotokoll
Pour la discussion sur le bloc 2, je vous demande au nom du groupe UDC de suivre les minorités déposées par mes collègues. A l'article 5 alinéa 1, il faut suivre la minorité Egger Mike qui fait preuve de bon sens et de logique. Elle tient compte de l'évolution des technologies. Aux articles 6 et 7, les minorités Graber reprennent l'avis du Conseil fédéral. Ces deux propositions, à savoir l'"encouragement de technologies et de processus innovants" et la "couverture des risques" n'ont rien à faire dans ce texte.
Nos entreprises n'ont pas attendu de pareilles propositions pour prendre des mesures afin de diminuer leurs émissions de CO2. Parlez donc avec nos entrepreneurs, soyez à l'écoute de toutes ces personnes qui au quotidien et dans l'effort, font tourner notre économie, permettent de travailler et contribuent à la santé financière de notre Etat en payant des impôts. Ces entrepreneurs, vous le constaterez par vous-mêmes, n'ont vraiment pas attendu les interdictions et autres directives émises dans cet hémicycle par quelques-uns.
L'article 8 est un article au titre pompeux: "objectif pour l'adaptation aux changements climatiques". Cet article propose d'éviter une augmentation de la température, de modifier le régime des précipitations, d'éviter les événements extrêmes durables et intensifs liés au changement climatique. Mais soyons donc un brin sérieux et surtout pragmatiques! Ces objectifs, ces exigences, sont irréalistes. Elles n'auront aucun impact pour nous, petite Suisse, au coeur de notre planète terre, que d'autres plus grands et plus puissants que nous polluent allègrement sans s'astreindre à quelque forme que ce soit d'exigence. Stop aux gesticulations administratives, stop à des textes contenant mille et une directives par ailleurs quasi inapplicables! Ce qui est nécessaire, ce qui est primordial, c'est une prise de conscience individuelle, ce sont les petits pas que chaque individu, chaque entreprise, peut réaliser à son échelle.
A l'article 9, il est question de "rendre les flux financiers compatibles avec les objectifs climatiques"; une minorité emmenée par notre collègue Klopfenstein Broggini veut enlever la forme potestative et exiger que le Conseil fédéral conclue des conventions. Mais s'il vous plaît, évitons toutes ces interdictions et autres obligations!
Ne suivons pas l'exemple de Genève! En conclusion donc, rejetons l'amendement de notre collègue.
A l'article 10, il s'agit du rôle de modèle de la Confédération, des cantons et des communes. Nos communes sont, aujourd'hui déjà, très efficaces dans ce domaine, par exemple avec des communes labellisées "Cité de l'énergie" ou prenant d'autres initiatives.
J'avais personnellement déposé, en commission, un amendement pour enlever les communes; il avait été soutenu par le Conseil fédéral et la commission s'y est ralliée. Merci pour ces soutiens! Laissons un minimum d'autonomie, de créativité à nos communes: elles en sont absolument capables. La Confédération et les cantons comme modèles, cela suffit.
L'article 11 concerne la mise en oeuvre des objectifs. Je vous propose de suivre la minorité Rüegger. Nous ne voulons pas de l'imposition d'un calendrier. D'une part, il serait très difficile à gérer, et, d'autre part, il faudrait très certainement élaborer un document de plusieurs pages pour traiter toutes les exceptions, soit une démarche tout à fait ingérable.
Dans la foulée, je vous demande de rejeter sans état d'âme la proposition Klopfenstein Broggini à l'alinéa 5. Elle souhaite que le Conseil fédéral mette en oeuvre un système de prescription progressive. Attention, je vous le disais tout à l'heure, nous ne sommes pas à Genève.
Concernant l'alinéa 4 de ce même article 11, la minorité Rüegger vous propose de simplement le biffer. Cet alinéa ne sert à rien; ce qu'il contient est déjà traité dans d'autres actes législatifs.
Les articles 50a, 50b et 52a traitent les programmes de remplacement des installations de chauffage; il y a une minorité Rösti. Vous n'êtes pas sans savoir que de nombreux cantons ont déjà mis en oeuvre des mesures de soutien pour le remplacement des installations de chauffage et pour encourager le passage aux énergies renouvelables. Non seulement, c'est en place, mais cela fonctionne. Cela fonctionne d'ailleurs si bien que de nombreuses entreprises spécialisées sont actuellement en rupture de stock pour les installations de pompe à chaleur - je vous le disais tout à l'heure lors du débat d'entrée en matière. Dès lors pourquoi investir 200 millions de francs par année pour favoriser quelque chose qui fonctionne bien, tellement bien que les entreprises n'arrivent plus à suivre?
Cet investissement serait un non-sens, une aberration que nous ne pouvons pas soutenir, alors que nous n'avons pas suffisamment d'électricité. Les particuliers et les entreprises doivent changer leurs installations de chauffage. La population le sait; elle le fait à intervalles réguliers. Qui plus est ce soutien parfaitement utopique n'apportera rien à la protection du climat, mais rien, pas un seul centième de degré de température en moins.