Lexipedia

Ruey Claude · Nationalrat · 2002-12-04

Ruey Claude · Nationalrat · Waadt · Liberale Fraktion · 2002-12-04

Wortprotokoll

Le débat est le reflet de l'agitation qu'ont connue notre Parlement et ses alentours ces derniers temps, une agitation incroyable, et c'est assez normal puisque le poste de conseiller fédéral est un poste important, personne ne va le nier.

Le groupe libéral en revanche est un peu surpris et parfois déçu de voir qu'il y a plutôt de l'agitation à propos de la discussion sur le sexe des anges, sur l'origine linguistique, sur des disputes partisanes, qu'un débat sur le fond du problème: pour quoi un nouveau conseiller fédéral, pour quel programme et pour quelle politique? Pour quelle politique dans le domaine de la sécurité, dans ceux de la santé, des conditions-cadres de l'économie, de la fiscalité, de la place de la Suisse dans le monde? C'est de cela qu'il s'agit: pour quoi et pour quelle politique élisons-nous un nouveau conseiller fédéral? Ce débat n'a pas eu lieu. Ce débat est difficile, bien sûr, lorsqu'il s'agit d'une élection partielle, mais c'est précisément ce à quoi les Suisses s'attendent. C'est de savoir ce que nous voulons faire au gouvernement, dans quel sens nous voulons conduire celui-ci. Et malheureusement, lors de cette élection partielle, une fois de plus, nous n'aurons pas de réponse.

Pour le groupe libéral, la formule magique n'est pas une vache sacrée. La formule magique a été une formule valable à une certaine époque. Aujourd'hui, nous devons la réétudier à la lumière des circonstances actuelles, non pas pour procéder à un équilibrage purement partisan, mais parce que nous préconisons, à la place d'une pure formule mathématique, le choix d'une formule gouvernementale, c'est-à-dire une formule qui se base sur un programme gouvernemental. Précisément, que faisons-nous de la santé, de la sécurité, des conditions fiscales, des conditions économiques, plutôt que de vouloir compter le nombre de voix des uns et des autres? Le débat ne peut pas avoir lieu lors d'une élection partielle, bien sûr. Il devra absolument avoir lieu lors de la prochaine élection générale, car les Suisses attendent de nous qu'on fixe une ligne politique, qu'on ait un programme sur lequel les participants au gouvernement s'entendent de manière à faire une politique qui soit cohérente, et non pas une politique à hue et à dia.