Saudan Françoise · Ständerat · 2003-03-20
Saudan Françoise · Ständerat · Genf · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2003-03-20
Wortprotokoll
Monsieur le Président, vous me faites les gros yeux, mais je serai extrêmement brève!
Je n'ai pas changé d'avis et je continue à soutenir la proposition de minorité Brunner Christiane. Sur le fond, je dois donner raison à Mme Beerli, mais Mme Beerli et moi n'adoptons pas la même approche de cette question. Il y a une catégorie de la population qui, avec le système proposé par la majorité, est vraiment laissée de côté; et les familles de cette catégorie de la population peuvent avoir trois ou quatre enfants et, comme l'a dit Mme Beerli, avoir un revenu de 80 000 francs, ce qui n'est pas excessif. C'est même un revenu moyen quand il y a trois ou quatre enfants à élever. Les familles de cette catégorie de la population, avec un revenu de 80 000 à 120 000 francs, échappent en général à tous les types de subventions, qu'elles soient fédérales ou cantonales. Elles paient des impôts et elles se trouvent confrontées à des primes dont le montant total est important quand il y a trois ou quatre enfants.
Certes, je suis un peu en porte-à-faux avec les principes que je défends! Mais, en commission, je suis intervenue en disant que ce qui me choquait, et ça a été relevé par d'autres membres de la commission, c'était le principe de l'arrosoir. J'ai moi-même était confrontée une fois avec un haut responsable zurichois qui m'a dit: "Madame Saudan, c'est complètement absurde que je doive envoyer une lettre recommandée à l'autorité compétente de mon canton pour ne plus toucher les subventions pour mes enfants étudiants." C'est une des faiblesses de la proposition de la majorité. Probablement que nous allons maintenir une divergence avec le Conseil national. On verra ainsi si on peut améliorer les choses, au moins pour les familles de cette catégorie de la population dont le revenu va de 80 000 à 120 000 francs.