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Vara Céline · Ständerat · 2024-03-06

Vara Céline · Ständerat · Neuenburg · Grüne Fraktion · 2024-03-06

Wortprotokoll

La Norvège a interdit tous les moteurs thermiques dès 2025. La Slovénie et l'Autriche, nos voisins, ont interdit tous les moteurs thermiques dès 2030. Nous, en Suisse, que faisons-nous? On réfléchit. Je ne comprends pas ce qui justifie un tel attentisme de la part de la Suisse. J'ai le sentiment que tant la Norvège que la Slovénie et l'Autriche ont un niveau de vie, si ce n'est similaire au nôtre, en tout cas élevé, des capacités financières importantes ainsi qu'une technique, une technologie et une innovation très développées également. Evidemment, ils vivent sur la même planète que nous et connaissent donc parfaitement les enjeux liés au réchauffement climatique. Je ne comprends donc pas pour quelle raison nous, en Suisse, nous attendrions 2030 afin de mettre des règles de réduction d'émissions ambitieuses. Je parle de réduction d'émissions. On ne parle pas de la même chose: ils ont carrément interdit les moteurs thermiques. C'est tout à fait juste, d'ailleurs, parce que pour atteindre nos objectifs - la Norvège, la Slovénie et l'Autriche ont signé, comme nous, les mêmes objectifs, ceux des Accords de Paris -, on doit prendre des mesures ambitieuses, claires et efficaces. Ces pays l'ont bien compris: l'interdiction des moteurs thermiques est une mesure claire et efficace. On le sait.

Mais nous, en Suisse, on se dit qu'on va réduire, mais un petit peu, et qu'on va attendre 2030. Est-ce que vous croyez vraiment que c'est une position qui est tenable? Est-ce que vous pensez vraiment que c'est une position qui est défendable du point de vue économique et du point de vue environnemental?

Le Conseil national - à une courte majorité, vous allez me dire, à une très courte majorité - a maintenu pour la troisième fois sa position, avec une réduction progressive annuelle des émissions de CO2. C'est une mesure qui n'est, à mon sens, pas ambitieuse. Elle n'est pas ambitieuse, mais au moins elle a le mérite de fixer un objectif régulier, annuel, tenable. C'est une ligne pour les concessionnaires et pour les constructeurs, c'est une ligne pour notre politique économique et environnementale.

Je ne vais pas vous refaire tout le développement comme la semaine passée, mais je vous rappelle quand même que nos engagements sont clairs. Nous devons exiger du trafic routier une réduction de 57 pour cent des émissions de CO2 d'ici 2040 par rapport à 1990. Nous n'y arriverons pas si nous maintenons la position de notre conseil.

Je vous invite vraiment, pour cette minorité qui est très importante, parce que c'est une des seules mesures qui permettent de réduire les émissions que la loi sur le CO2 contient, à vous rallier au Conseil national et à éliminer cette divergence.