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Stettler Thomas · Nationalrat · 2024-04-16

Stettler Thomas · Nationalrat · Jura · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2024-04-16

Wortprotokoll

Le programme de la législature est l'heure pour le monde politique d'imaginer la Suisse de demain, où chacun peut rêver de son idéal. Rédiger un programme, c'est aussi regarder en arrière, s'inspirer de ce qui a bien fonctionné et corriger les éventuelles erreurs du passé. Pour fixer une bonne stratégie, il faut aussi avoir l'oeil critique sur la situation actuelle. Si la Suisse est dans une situation enviable en comparaison internationale, elle le doit à quelques éléments clés qui la distinguent.

Il s'agit premièrement de la liberté: en vertu de son droit démocratique, où les cantons, les communes, les associations, voire chaque citoyen peut manifester son opinion ou faire plier des décisions par un vote populaire. La récente décision de Strasbourg n'est que la simple preuve que la démocratie et l'autodétermination sont sérieusement en danger. Deuxièmement, il s'agit de la sécurité: la neutralité qui a protégé notre pays de conflits lors des deux dernières guerres mondiales est gravement mise à mal par la reprise aveugle de sanctions d'autres pays. Il s'agit troisièmement de la formation: le système de formation duale développe l'énergie grise et l'employabilité des travailleurs. Il contribue à fournir le savoir-faire nécessaire à l'économie du pays. Si nous ne remettons pas l'accent sur la formation professionnelle, nous risquons un déséquilibre économique. Il s'agit enfin de la stabilité financière: le frein à l'endettement, l'outil numéro un des finances saines de l'Etat, nous a permis de supporter la crise du COVID-19, sans oublier qu'il faudra encore la payer.

Le programme de législature n'est pas contraignant. Il n'a pas force de loi. C'est à se demander pourquoi et pour qui nous débattons. Personnellement, je le vois donc plutôt comme un nuage, un fourre-tout, où le Conseil fédéral a déposé ses projets politiques et où la commission a surenchéri, avec une centaine de propositions.

Heureusement, ce n'est qu'un nuage, qui, par un simple coup de vent, peut disparaître, car pour le groupe UDC, le projet présenté inquiète. Les propositions de mon groupe ont trop souvent été minorisées en commission et j'imagine qu'elles le resteront en grande partie devant le plénum. Pourtant, nous voulons tous la même chose pour notre beau pays: la liberté et la prospérité, la qualité de vie et la sécurité. Malheureusement, nous ne nous sommes pas entendus sur les moyens d'y arriver. Voilà six mois que le nouveau Parlement a été élu. Chacun de nous essaie de tenir ses promesses. Bien sûr, nous n'avons pas fait toutes les mêmes promesses pour être élus. Pourtant, quelques-unes ont reçu beaucoup d'écoute. Le pouvoir d'achat est plus que jamais une grande inquiétude. Le vote sanction sur la treizième rente AVS en est encore une fois la parfaite illustration. Les citoyens en ont assez que l'argent soit dilapidé à l'étranger et veulent que l'élite politique s'occupe des gens et des soucis dans le pays, tels que les coûts de la santé, les frais de logement, le prix de l'énergie, les taxes et les impôts. Les réponses dans ce programme de législature ne répondent pas vraiment à ces attentes.

L'avancée de l'UDC est aussi due en particulier à l'augmentation effrénée de la population. Oui, les gens en ont assez des bouchons sur les routes, des trains bondés et du manque de logements, sans parler des problèmes de sécurité et des coûts pour l'intégration. L'immigration de masse ne trouve pas de réponses dans le programme de législature. Au contraire, on y concède à l'Ukraine un statut particulier, incompréhensible, comme si d'autres pays en guerre avaient moins de valeur. D'ailleurs, qui de vous peut me dire quand cette guerre se terminera? Qui peut affirmer à quelle limite elle s'arrêtera?

La position politique de la Suisse avec l'Union européenne est également décevante. A quand une négociation d'égal à égal, comme c'est le cas avec d'autres pays, l'Inde par exemple? La Suisse n'est pas un sous-peuple de l'Europe. Nous n'avons pas à nous excuser d'exister, mais plutôt à affirmer que l'on existe. Sans aucun doute, les accords bilatéraux ont apporté plus de croissance à l'économie du pays. Pourtant, selon les prévisions des experts, même sans nouveaux accords, l'économie suisse devrait croître de près de 2 pour cent par année. Si pour 1 pour cent de croissance supplémentaire, on perd sa liberté, c'est quand même cher payé.

Bei den letzten Wahlen hat das Volk entschieden, der SVP noch mehr Gewicht zu geben. Das bedeutet mehr Sicherheit, mehr Freiheit und mehr Unabhängigkeit. Bitte tragen Sie dem Volkswillen Sorge und unterstützen Sie die Anträge meiner Fraktionskollegen.