Favre Charles · Nationalrat · 2003-05-07
Favre Charles · Nationalrat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2003-05-07
Wortprotokoll
La majorité de la commission vous propose une rocade en diminuant de 20 millions de francs la somme pour le crédit hôtelier et en augmentant de 20 millions de francs la somme pour Innotour. Quel a donc été son raisonnement?
Il lui a semblé judicieux de ne pas laisser l'enveloppe allouée selon ces deux arrêtés de financement dépasser les 135 millions de francs prévus, notamment à cause de la situation financière de l'Etat. Dès le moment où nous nous sommes limités à cette somme de 135 millions de francs, où fallait-il le plus judicieusement mettre cet argent? La majorité de la commission a eu la conviction qu'il s'agissait de soutenir le projet qui, pour elle, était le plus porteur, à savoir le travail effectué dans le cadre d'Innotour. En effet, si nous voulions éviter d'avoir à intervenir régulièrement, tous les quatre ans, dans ce secteur-là, il s'agissait de modifier les structures et, en particulier, d'encourager la formation.
A quoi cela servait-il d'injecter de l'argent sans se donner les moyens de modifier les structures, ni se donner les moyens de satisfaire à des critères de réussite? Quels étaient justement ces critères de réussite, à savoir le fait d'améliorer la situation de l'économie touristique dans notre pays? Il y avait bien entendu tous les critères de type économique, et notamment la situation d'endettement dans ce secteur-là, mais il y avait également les critères concernant la formation. En effet, si nous voulions véritablement que ce secteur s'améliore, il s'agissait d'améliorer l'accueil, et pour cela, il fallait que les gens soient mieux formés. Ainsi donc, nous pensions qu'il y avait là un critère de réussite essentiel des différents projets et qu'il s'agissait donc de mettre l'argent dans ce secteur-là. Dès le moment où on avait besoin de cet argent, évidemment qu'il a fallu aller chercher ces 20 millions de francs ailleurs. Cela a été fait dans le cadre du crédit hôtelier.
On l'a dit tout à l'heure, l'effet des mesures que nous prenons dans ce secteur est tout de même subsidiaire puisqu'il s'agit d'abord de relations entre les établissements d'hébergement et les institutions bancaires, l'Etat n'intervenant qu'en second lieu. Du moment que cette stratégie était de type subsidiaire, avec un montant financier relativement modeste, il nous a semblé peu dommageable de diminuer quelque peu cette somme-là pour mettre plus dans un secteur de beaucoup plus grande importance à nos yeux.
Je vous demande donc, aux articles 1er des arrêtés 3 et 4, de suivre la majorité de la commission.
En ce qui concerne la proposition Genner, celle-ci a été rejetée par la commission, par 16 voix contre 7, pour les raisons suivantes.
Le premier élément, c'est qu'il s'agit de ne pas mélanger les débats. Mélanger une loi de soutien au tourisme avec le fait de ratifier ou non des protocoles de la Convention alpine nous semble en effet peu judicieux, notamment du fait que ces protocoles vont largement au-delà du domaine touristique; ils touchent l'économie en général, l'aménagement du territoire et encore bien d'autres domaines. Donc, pas de mélange des genres.
Deuxième élément, la ratification de ces protocoles est encore à discuter au sein de notre Parlement et nous savons que cette discussion sera difficile. Nous ne pouvons donc pas l'escamoter, nous devons avoir cette discussion et ensuite prendre position, nous ne pouvons pas le faire dans le cadre du débat d'aujourd'hui.
Je vous demande de ne pas lier les deux éléments comme vous le propose la minorité Genner, et donc de soutenir la proposition de la majorité, à l'article 2 du projet 3.