Andrey Gerhard · Nationalrat · 2024-12-04
Andrey Gerhard · Nationalrat · Freiburg · Grüne Fraktion · 2024-12-04
Wortprotokoll
In diesem Block geht es für uns Grüne um die eigentlich wichtigsten Entscheide im ganzen Voranschlag. Weshalb die internationale Zusammenarbeit für ein neutrales Land wie die Schweiz so wichtig ist, brauchen wir Grünen nicht zu erklären. Der Nato-Admiral Rob Bauer hat es auf den Punkt gebracht: Die Schweizer Neutralität sei auf eine regelbasierte Weltordnung angewiesen, denn sonst anerkenne und respektiere gar niemand ihre Neutralität; die Schweiz müsse zu jenen Ländern gehören, welche die auf dem Völkerrecht basierende Weltordnung verteidigen; wer davon profitieren wolle, müsse also mehr tun, als nur darüber zu reden. Das sagte der Admiral vor ein paar Wochen in einem Interview.
Genau dieser Zusammenhang von internationalem Engagement und Sicherheit ist es, den die bürgerliche Mehrheit nicht mehr sehen will. Es ist aber genau diese langjährige Pflege internationaler Beziehungen und Institutionen, unserer Rolle als Depositärstaat der Genfer Konventionen, der Menschenrechte, die uns schützt und uns die sogenannte "power to convene" verschafft. Nur wenige Länder haben genug Glaubwürdigkeit und Tradition - wie diesen Sommer auf dem Bürgenstock bewiesen wurde -, um sehr viele und verschiedene Länder zu mobilisieren und dazu zu bringen, über grosse weltpolitische Herausforderungen zu verhandeln. Deshalb sind Kürzungen zulasten des Völkerrechts, der humanitären Hilfe, des IKRK oder der Entwicklungszusammenarbeit für die Sicherheit der Schweiz absolut kontraproduktiv. Schwächen wir dieses Engagement, dann vergeben wir uns einen der wichtigsten Sicherheitstrümpfe überhaupt. Entsprechend unterstützen wir die Minderheiten in diesem Block, die das Niveau halten oder erhöhen wollen. Denn in diesem Bereich müssen wir klotzen, nicht kleckern.
Weil dieses Anliegen so wichtig ist, wiederhole ich es auf Französisch. [PAGE 2094]
Dans ce bloc, il s'agit pour nous de prendre les décisions les plus importantes de tout le budget. Nous n'avons pas besoin d'expliquer, nous les Verts, pourquoi la coopération internationale est si importante pour un pays neutre comme la Suisse, car c'est l'amiral de l'Otan, Rob Bauer, qui le fait pour nous: selon lui, la neutralité suisse dépend d'un ordre mondial basé sur des règles, car sinon, personne ne reconnaîtrait ni ne respecterait la neutralité suisse. Pour lui, la Suisse doit faire partie des pays qui défendent un ordre mondial basé sur le droit international; celui qui veut en profiter doit faire plus que simplement en parler. Voilà ce que l'amiral de l'Otan a dit il y a quelques semaines lors d'une interview.
C'est précisément le lien entre l'engagement international et la sécurité que la majorité bourgeoise ne veut plus considérer. Or, c'est précisément le fait d'entretenir depuis longtemps des relations avec des institutions internationales dans notre rôle d'Etat dépositaire des conventions de Genève et des droits de l'homme qui nous protège et nous confère ce que l'on appelle le "power to convene". Peu de pays ont suffisamment de crédibilité et de tradition pour mobiliser, comme cela a été le cas cet été au Bürgenstock, un très grand nombre de pays très différents pour débattre des grands défis de politique mondiale de notre époque. C'est pourquoi de nouvelles réductions, au détriment du droit international de l'aide humanitaire, des contributions au CICR ou de la coopération au développement sont absolument contre-productives pour la sécurité de la Suisse. Si nous affaiblissions ces engagements, nous nous priverions de l'un des atouts les plus importants en matière de sécurité. En conséquence, nous soutenons toutes les propositions de minorité de ce bloc qui vont dans le sens d'un monde plus sûr pour la Suisse. Et bien sûr, nous refusons la proposition qui vise à couper les moyens pour l'UNRWA.