Cassis Ignazio · Bundesrat · 2025-06-13
Cassis Ignazio · Bundesrat · Tessin · 2025-06-13
Wortprotokoll
Le postulat fait référence à des cas dans lesquels des entreprises établies en Suisse ont été condamnées parce qu'elles n'avaient pas pris toutes les mesures pour empêcher leurs employés de commettre des infractions pénales à l'étranger. Ces condamnations ont donc été prononcées dans le cadre de procédures pénales suisses. Dans ces cas, les entreprises ont été astreintes au paiement de créances compensatrices afin qu'elles ne profitent pas de leurs manquements.
Dans ce contexte, M.[NB]Dandrès, par son postulat, demande au Conseil fédéral d'examiner deux choses : premièrement, que le rapatriement du produit de confiscation ou de créances compensatrices ne dépende pas du soutien apporté par l'État étranger à la procédure pénale en Suisse ; secondement, que ce produit soit utilisé pour des projets humanitaires, de développement ou de défense des droits humains au bénéfice de la population de l'État étranger concerné.
Der Bundesrat nimmt zu diesen beiden Punkten wie folgt Stellung:
1.[NB]Gemäss Strafgesetzbuch verfügen die Kantone bzw. der Bund über die Gelder aus solchen Einziehungen oder Ersatzforderungen. Vorbehalten sind die Bestimmungen des Sharing-Gesetzes. Dieses regelt die Teilung eingezogener Vermögenswerte und ermöglicht eine partielle oder vollständige Zuweisung an den ausländischen Staat. Dafür muss der ausländische Staat Rechtshilfe leisten und das Schweizer Strafverfahren unterstützen. Der ausländische Staat muss massgeblich an die Sicherstellung der Vermögenswerte beitragen, um an den Geldern beteiligt zu werden. Auf diese Weise wird er für die Zusammenarbeit und die hohen Kosten der Strafverfolgung entschädigt. Um das Anliegen des Postulates umzusetzen, müsste das Sharing-Gesetz grundlegend angepasst werden, was aktuell nicht angedacht ist. [PAGE 1045]
2.[NB]Zur Frage der Zweckbindung von Geldern aus strafrechtlicher Einziehung oder Ersatzforderungen: Der Bundesrat analysierte diese Frage bereits in der Botschaft zum Sharing-Gesetz. Er entschied, auf eine Regelung auf Bundesebene zu verzichten und die Entscheidung über die Verwendung der Gelder den begünstigten Gemeinwesen zu überlassen. Auch in diesem Punkt sieht der Bundesrat aktuell keine Notwendigkeit, eine erneute Analyse zu machen.
Le Conseil fédéral suit toutefois attentivement les développements internationaux dans ce domaine, en particulier à l'échelle européenne, et l'éventuelle mise en place de normes internationales.
Pour les raisons mentionnées, le Conseil fédéral estime qu'il n'est actuellement pas opportun d'examiner, dans le cadre d'un rapport, les deux mesures demandées par le biais du postulat et il vous propose donc de le rejeter.